Crise dans les CHLSD : «Ben on est rendu là et ça m’écœure» – Daniel Boyer, président de la FTQ

Stéphane Lévesque
Crise dans les CHLSD : «Ben on est rendu là et ça m’écœure» – Daniel Boyer, président de la FTQ
Daniel Boyer, président de la FTQ. (Photo : courtoisie)

COVID-19. La Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), réagit avec indignation et colère aux graves négligences mises au jour dans la résidence privée pour personnes âgées Herron (CHSLD), dans l’ouest de Montréal où 31 pensionnaires sont décédées en un mois, dont 5 de la COVID-19.

«On va appeler un chat un chat; ça fait des années que nous dénonçons le manque de ressources dans les services publics, dans le réseau de la santé, dans les CHSLD et les résidences pour personnes âgées, particulièrement dans le secteur privé. Nous avons dit à plusieurs reprises qu’un jour nous allions frapper un mur.  Ben on est rendu là et ça m’écœure. Tout ça, c’est aussi le résultat des années d’austérité du gouvernement précédent et du désengagement de l’état à l’égard des personnes âgées», déclare le président de la FTQ Daniel Boyer.

«Ce n’est pas par caprice que nous réclamons depuis longtemps un financement adéquat des services publics. Les conditions d’exercices d’emplois et les salaires insuffisants font en sorte qu’il est devenu pratiquement impossible d’attirer du nouveau personnel et de les garder à l’emploi. J’espère que la classe politique et la population se rendent compte aujourd’hui que c’est grâce aux services publics, aux femmes et aux hommes qui y œuvrent, à notre filet social, que nous allons réussir à sortir de cette crise», ajoute Daniel Boyer.

«Nous saluons la prise de conscience du premier ministre du Québec qui a déclaré : «On va poser les actions nécessaires pour qu’à l’avenir dans nos résidences on s’occupe bien de notre monde». Mais il va falloir plus que des paroles. Il va falloir que les bottines suivent les babines. C’est le moins que l’on puisse faire pour nos aînés, pour la population du Québec. Enfin je tiens à saluer les milliers de travailleuses et travailleurs qui maintiennent les services à bout de bras, autant dans le public que dans les résidences privées et qui, jour après jour, heure après heure, sont au rendez-vous pour toute la population du Québec, peu importe le statut social et le revenu», conclut le président de la FTQ Daniel Boyer.

 

 

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