Contrôle des insectes piqueurs: un taux d’efficacité de 95% selon GDG

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Par Michel Scarpino
Contrôle des insectes piqueurs: un taux d’efficacité de 95% selon GDG
Biologique, le produit utilisé, le bacillus thuringiensis var. israelensis (BTI), est inoffensif pour l’environnement. La protéine injectée ne demeure pas dans l’environnement et ne laisse pas de trace. (Photo : courtoisie GDG)

MOUCHES.  La firme trifluvienne GDG Environnement évalue à 95,1% le taux moyen d’efficacité de son contrôle biologique des insectes piqueurs, réalisé à La Tuque depuis le début du printemps.

Au moment où l’entrevue a été réalisée, au début du mois d’août, on notait peu de nuisance, dans le milieu urbain de La Tuque, lié à la présence des insectes indésirables résultats du traitement qui s’est terminé ces derniers jours.

Outre la chaleur par moments, l’été 2019 aura surtout été marqué par la présence de mouches et moustiques, surtout en forêt. En ville, il y en avait nettement moins. C’est grâce au contrôle biologique des insectes piqueurs, appliqué depuis le milieu des années 80 par GDG Environnement à La Tuque.

Les gens qui ont été incommodés par la présence de nombreux moustiques et de mouches noires n’ont pas la berlue, pense Richard Vadeboncœur, vice-président au développement des affaires chez des GDG Environnement: «On a eu des chiffres supérieurs à ce qu’on a vu dans les dernières années». Des données confirmées à L’Écho de La Tuque par des utilisateurs assidus de la forêt, qui n’avaient pas vu une telle population de mouches depuis des lustres.

Un printemps qui a fait mouche

Le printemps a été assez froid, humide et la fonte du couvert de neige s’est faite de façon progressive et tardive avec la présence de beaucoup d’eau. «C’est ce que les moustiques et les mouches noires aiment bien […] C’est favorable à une grosse cohorte printanière», confirme M. Vadeboncoeur.

Les mouches noires se développent dans les ruisseaux, les rivières, alors que les moustiques (photo) prolifèrent dans les eaux stagnantes non polluées, de même que les fossés humides et les tourbières peu profondes.

Certains printemps où le soleil et la chaleur sont très présents favorisent l’assèchement de l’eau dans les mares en forêt, mais ça n’a pas été le cas cette année. «Pour que la larve puisse se développer en mouche adulte, ça lui prend quelques semaines en eau froide. En été, ça va prendre sept jours à partir de l’œuf au stade adulte», poursuit-il. L’eau aura donc été présente assez longtemps pour favoriser l’émergence des mouches et moustiques.

Beaucoup de petits ruisseaux intermittents ont été alimentés par la fonte du couvert de neige, les précipitations et la fraîcheur, un facteur qui a alimenté l’abondance de mouches noires cette année.

«La nuisance a diminué passablement au cours des derniers jours et des dernières semaines», rassure M. Vadeboncoeur. Ces insectes du printemps sont arrivés à la fin de leur vie et sont remplacés par des espèces estivales, qui se forment dans de petites mares d’eau, dans des terrains. Fort heureusement, ces espèces d’été ne sont pas aussi nombreuses, mais leur développement est rapide. La pluie déterminera leur nombre.

Un bon bulletin

L’efficacité du traitement La Tuque est très bonne parce que GDG y travaille depuis longtemps. «À La Tuque, c’est un projet qui est bien connu. On a appris au fil des années, le traitement de la rivière Saint-Maurice n’est pas simple. Après autant d’années, on connaît la recette gagnante. Dans les circonstances, cette année, où c’est invivable dans l’ensemble du sud du Québec, c’est wow. On comprend qu’il y en a un peu plus, même en ville, mais le pourcentage d’efficacité demeure», analyse Richard Vadeboncoeur. Normalement, on vise 80% d’efficacité moyenne dans les traitements.

Les mouches et moustiques s’invitent de plus en plus dans nos sorties extérieures et c’est pourquoi les services de l’entreprise trifluvienne sont retenus par une cinquantaine de municipalités du Québec, un nombre en hausse : «Cette année, cinq ou six nouvelles municipalités ont fait appel à nos services».

Ceux qui détestent ces bestioles peuvent dormir tranquilles pour encore quelques années. GDG Environnement s’est vu accorder, l’année dernière, le contrat de cinq ans de traitement biologique des insectes piqueurs par le conseil municipal de Ville de La Tuque.

«À La Tuque, c’est un enjeu, les gens l’apprécient. On a tellement de commentaires positifs depuis des années», conclut-il. La Tuque figure parmi les premières municipalités à avoir opté pour le contrôle biologique des insectes piqueurs.

 

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