Carignan craint que la centralisation lui fasse perdre son parc

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Par Michel Scarpino
Carignan craint que la centralisation lui fasse perdre son parc
Il y avait beaucoup de gens dans le public lors de la dernière assemblée du conseil municipal de La Tuque. (Photo : Michel Scarpino)

Une quinzaine de résidents du secteur Carignan a manifesté son mécontentement devant le conseil municipal de La Tuque suite à la fermeture d’un parc pour enfants et d’une patinoire sur le site de l’ancien centre communautaire, parce qu’il a été vendu à un propriétaire privé récemment.

On souhaitait une rencontre à ce sujet avec la conseillère, Manon Côté. Un des citoyens, Claude Boudreau, s’explique mal pourquoi les résidents du secteur n’ont pas encore réussi à obtenir de rencontre avec le conseil municipal pour savoir ce qu’il adviendra de la patinoire et du parc pour enfants de Carignan.

«Ça fait partie de toute la politique des parcs. Ce n’est pas un objet en particulier ou un module de jeux, ça demande des terrains. On a vendu la partie des terrains à M. Lepage, on se devait de déplacer les modules qui étaient là», a expliqué le maire, Pierre-David Tremblay.

Il ajoutait que les orientations actuelles poussent vers un regroupement des modules et des activités de parcs. «Vous avez vu notre marge monétaire, des miracles, je n’en fais pas. L’orientation qu’on veut donner, pour laquelle on n’a pas encore pris de décision, il va falloir réduire les parcs et ça va se traduire par des espaces verts. Ce qu’on va peut-être gagner […] on va être capable de récupérer les modules pour bonifier d’autres endroits où il y a davantage d’achalandage. On n’est pas contre le rang des Hamelin, le chemin des Pionniers, le quartier Bel-Air ou le lac à Beauce. À l’heure actuelle, on n’a pris aucune décision».

On devra aussi, selon le maire, acheter de nouveaux modules, parce que d’anciens ne seront plus conformes. Refaire un parc coûterait environ 40 000$ et une patinoire, 26 000$. On pourrait utiliser certains modules actuels s’ils sont réutilisables et répondent aux normes actuelles.

«Vous avez eu 56 000$ pour la vente de l’école, pourquoi ça n’a pas été mis dans un fonds pour les loisirs de Carignan», a demandé M. Boudreau. Un projet présenté par des fonctionnaires municipaux sur utilisation des parcs a été refusé unanimement par le conseil. Il faudra faire une nouvelle étude.

M. Boudreau a demandé à faire partie de la consultation qui se tiendra à ce sujet. «Vous devrez vous asseoir avec Mme Côté, elle connaît les objectifs et elle fera le travail avec vous de manière à sensibiliser le conseil sur votre demande», poursuit Pierre-David Tremblay.

Il est encore trop tôt pour dire si une patinoire sera aménagée pour l’hiver prochain. Plusieurs résidents ont fait remarquer que Carignan est à 11 km de la ville et que ce serait une mauvaise idée que la centralisation leur fasse perdre leur parc. Ils reprochent aussi à la ville d’avoir fait disparaître les modules de jeux sans les avoir consultés. Mais la ville répond qu’aucune décision n’est encore prise quant à la relocalisation ou non d’un parc à Carignan.

«Dans notre devoir de baisser les coûts, il faut faire une étude sur l’utilisation des parcs. Tout le monde veut avoir son parc pour que ses enfants puissent aller jouer dans le parc et qu’ils puissent les voir par la fenêtre de cuisine. On n’est plus rendu là, à l’heure actuelle, un parc, ça coûte une fortune en entretien. Chaque fois qu’on enlève un module, il fait se conformer à de nouvelles normes qui changent pratiquement chaque année », a imagé le conseiller Roger Mantha.

«On a la route à faire pour se rendre en ville. Ce n’est pas toujours évident. Je suis famille d’accueil et j’ai entre 4 et 7 enfants qui sont chez nous. Le parc, on s’en sert énormément», lance une résidente, Line Côté, qui a dit s’être butée à un parc vide, avec ses enfants.

«On en est là, attendez. On va nous présenter un plan et prendre des décisions dans l’intérêt de tout le monde», lance le maire.

«J’ai quitté Trois-Rivières et la politique de centralisation des parcs était très à la mode dans les dernières années. Aujourd’hui, il y a plus un virage vert qui est intéressant […] J’invite le conseil de ville à repenser ses politiques de centralisation des parcs et former des comités pour revitaliser ces espaces et amener une nouvelle vision plus en avant», a proposé un citoyen, Jean-François Fortin Côté.

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