Bioraffinerie : La Tuque est confiante

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Par Michel Scarpino
Bioraffinerie : La Tuque est confiante
Les résidus forestiers présentent beaucoup de potentiel de biomasse (Photo archives L'ÉCHO de La Tuque)

ÉCONOMIE.  Optimiste, le maire Pierre-David Tremblay s’attend à des mouvements positifs dans les 6 à 8 prochains mois dans le dossier de la future usine de bioraffinerie forestière, qu’on veut implanter en Haute-Maurice. Le maire faisait le point sur ce dossier dans le cadre du cahier Projection de l’Écho de La Tuque. «Tous les milieux forestiers savent qu’on a un projet de bioraffinerie forestière. Les gouvernements sont sensibles. La seule chose : on est une des seules provinces où on n’a pas attribué un pourcentage de biocarburant avec du carburant déjà existant. Ça accélérerait davantage le dossier (…) Je sais que BELT (Bioénergie La Tuque) travaille là-dessus avec les gouvernements, parce que ça existe ailleurs», pense le premier magistrat de La Tuque. Tout dernièrement, Ville de La Tuque a demandé un siège au conseil d’administration de BELT. Les Atikamekw y sont aussi très présents : le siège social de BELT est situé à Wemotaci alors que les quartiers généraux sont hébergés par le Conseil de la nation atikamekw. «La technologie est choisie, la compagnie est choisie (Neste), on va de plus en plus vers la faisabilité de ce projet. On est aussi en attente de subventions pour poursuivre le cheminement», estime le maire de La Tuque. La Ville va s’impliquer dans le dossier : elle devra se pencher sur toute la logistique entourant l’attribution des terrains où l’usine sera mise en service. «On doit se placer dans l’optique où il faudra amener des travailleurs, parce qu’on va avoir ce projet en même temps que les barrages. Il faut commencer à penser comment on va organiser l’hébergement pour ces travailleurs. On prépare le terrain», envisage le maire. Le Service du développement économique et forestier de La Tuque sera certes impliqué et c’est une des raisons pour lesquelles on a augmenté son équipe de trois employés. En décembre, Patrice Mangin, directeur général de BELT, confiait à L’Écho de La Tuque que le projet de bioraffinerie forestière en Haute-Mauricie pourrait se réaliser un an avant l’objectif initial de 2023. Dans la stratégie des paniers de produits de Neste, il existe un besoin de croissance organique, basé sur un développement de carburants renouvelables. Limités, les approvisionnements en gras et en huiles seraient facilités en Haute-Mauricie, où la biomasse de bois est très présente. «Le grand avantage qu’on a au niveau du Québec c’est la biomasse à un coût raisonnable, à long terme», avait avancé M. Mangin.

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