BELT : «Ne me mettez pas devant un choix» -Pierre-David Tremblay

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Par Michel Scarpino
BELT : «Ne me mettez pas devant un choix» -Pierre-David Tremblay
Pierre-David Tremblay (Photo : Michel Scarpino)

ÉCONOMIE.  Le maire de La Tuque, Pierre-David Tremblay, n’a pas tardé à réagir à la position de WestRock face au projet de Bioénergie La Tuque (BELT).

Il défend que le projet de BELT ne doit pas menacer l’avenir de l’usine de La Tuque, rappelant que le directeur de l’usine WestRock, Pierre Pacarar, a dénoncé l’ampleur que le projet, d’abord d’envergure régionale, a prise.

«Cette industrie, je le dis et je le répète, est là depuis 100 ans. Elle a fait vivre des générations, elle est présente dans le milieu et elle achète dans le milieu. Elle est synonyme de développement économique».

«Un tiens vaut mieux que deux tu l’auras», dit le maire, qui martèle que WestRock doit être considérée et consolidée.

Il partage les inquiétudes de M. Pacarar. «Il va falloir que les gens de BELT revoient l’ampleur de cette industrie, de façon à donner des garanties à M. Pacarar. Si l’ampleur du projet était moins grande, il y aurait peut-être une meilleure acceptabilité», ajoute-t-il.

Le maire a assisté à une rencontre, cette semaine, avec des représentants de BELT, Nesté et des membres de la communauté Atikamekw. «Je leur ai dit : ne me mettez pas devant un choix. Pour moi, il est clair».

Pierre-David Tremblay se défend d’être alarmiste. Mais sans l’usine, soutient-il, on n’est plus grand-chose : «M. Pacarar dit la vérité. Il a livré des messages, ils sont très sérieux. Mais il a donné des clés. Revoyez l’ampleur de votre projet».

Le maire de La Tuque croit qu’un maillage entre l’industrie du sciage, West Rock et BELT est indissociable à la réussite du projet.

La CCIHSM

Selon Pierre-David Tremblay, le président de la CCIHSM, Patrice Bergeron, pourrait se retrouver en position de conflits d’intérêts, en raison de son poste de président de BELT.

«Il a à choisir entre ses intérêts personnels ou industriels et ceux de la Chambre qui n’ont pas les mêmes objectifs», pense le maire.

«La Chambre doit être rassembleuse, elle ne doit pas diviser. Quand un directeur d’usine parle comme ça, c’est important de l’écouter. J’ai un très grand respect pour cet homme-là, car il la gère, cette industrie, il veut rester un leader dans le cartonnage […] Il a une vision de l’usine dans le temps. Cette usine, elle appartient à la Mauricie, à La Tuque, ne la mettez pas en danger, c’est ça qu’il dit», lance-t-il sans détour.

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Lise Roy
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Lise Roy

On ne met pas en péril des d’jobs déjà existantes avec des salaires enviables au bénéfice d’un nouveau promoteur qui n’a pas fait ses preuves… de plus avec la pénurie de main d’oeuvre actuelle y viendront d’où les travailleurs….

MICHEL VEILLETTE
Invité
MICHEL VEILLETTE

PARFAITEMENT D’ACCORD AVEC WESTROCK, ÇA PEU AFFECTER PLUSIEURS AUTRE GROUPES AUSSI,COMME LES VILLÉGIATEURS, LES SOLS, LES PAYSAGES, LA FLORE ,LES ANIMAUX, L’ÉROSION DES SOLS, LA FAUNE EXPLOITABLES, HABITÂT FAUNIQUE, ÉCOSYTÉMIQUE, LE DÉVELOPPEMENT DURABLE, LES CHASSEURS ET BIEN D’AUTRE, LA FORÊT SONT LES POUMONS DE LA SOCIÉTÉ. LA FORÊT EST UNE RESSOURCE COLLECTIVE RENOUVELLABLE MAIS À CONDITION QU’ON LUI DONNE LES ÉLÉMENTS ESSENTIELS POUR SURVIVRE.. !!!!

LOUIS LACASSE
Invité
LOUIS LACASSE

Tu devrais aller te renseigner ou le procédé existe depuis plusieus années…..Finlande et les pays nordiqies avant de porter un jugement.

Gaston Audy
Invité
Gaston Audy

Depuis que LaTuque existe avec les Brown et la suite des opérateurs de l’usine de pâtes et papiers que les gouvernements ont subventionnés à outrance. Jadis plus de 1300 travailleurs maintenant comme 350. Dans le temps des Brown Alcan avait essayé de partir une usine d’aluminium et ça n’avait pas fonctionné. Donc incapable de faire fonctionner deux gros employeurs. L’histoire se répète. A qui profite le désintérêt

LOUIS LACASSE
Invité
LOUIS LACASSE

Gaston, la compagnie ALCAN n.est pas parti pour cette raison…..Elle avait demandé un arret de paiement de taxe pendant cinq ans remboursable ce qui avait été refusé par le maire de cette époque