BELT: les Atikamekw étonnés par la position de WestRock

Par Redaction La Tuque
BELT: les Atikamekw étonnés par la position de WestRock
Constant Awashish, Grand Chef et président du Conseil de la Nation Atikamekw.

ÉCONOMIE.  Le Conseil de la Nation Atikamekw (CNA) réitère son appui indéfectible à Bioénergie La Tuque (BELT) et met en doute les prétentions de WestRock qui craint une augmentation des coûts de la fibre si le projet se concrétise.

Alors QUE Constant Awashish, Grand Chef de la Nation Atikamekw, prendra la parole devant les membres de la Chambre de commerce et d’industrie du Haut-Saint-Maurice ce mercredi midi (4 décembre), le CNA a publié lundi un communiqué rappelant que «le projet BELT à le potentiel de donner un nouvel élan à l’économie régionale et de la faire rayonner avec la mise sur le marché d’un bio carburant.»

Promoteur du projet, le CNA considère que les craintes quant à l’impact de ce projet sur l’économie locale sont non fondées et s’étonne «d’un positionnement aux tendances dirigistes de la part d’une multinationale aussi prestigieuse que Westrock».  Le CNA insiste sur le fait que des pressions sur les prix des approvisionnements en fibre ne devraient pas être observées considérant que seuls 3,5% de la biomasse disponible au Québec est actuellement exploitée et que BELT est tournée vers une fibre différente de celle utilisée par Westrock.

«C’est le genre de projet qui s’appuie sur tous les attributs du développement durable : il vise la réduction des gaz à effet de serre, il crée 500 emplois en Haute-Mauricie et il ouvre des opportunités d’insertion professionnelle pour une jeunesse atikamekw beaucoup trop éloignée du marché du travail. De plus, il a créé de nouveaux liens au sein de l’écosystème de l’innovation dans un domaine en vogue et il est porté par des investissements directs étrangers. Il me semble irresponsable de faire volte-face sur ce projet sans raison valable», fait valoir Constant Awashish.

Le CNA rappelle également que le projet suscite depuis 2015 un enthousiasme largement partagé au sein de la communauté d’affaires, du milieu municipal, ainsi que des gouvernements du Canada et du Québec. «Au-delà de l’avantage environnemental d’un biocarburant, la construction d’une usine à La Tuque présente le potentiel d’améliorer l’indice de vitalité économique qui diminue d’ailleurs pour cette municipalité depuis 2012.», peut-on lire dans le communiqué.

Parties prenantes dans le déploiement du projet, le CNA et les conseils de bande de Manawan, d’Opitciwan et de Wemotaci y voient des possibilités d’emplois pour les Atikamekws et une participation directe dans la valorisation économique d’une ressource disponible sur le territoire ancestral du Nitaskinan. «J’espère que cette controverse se conclura sur la nécessité d’une cohésion renforcée entre les acteurs locaux. Dans une économie mondiale, c’est un principe de base au développement économique durable», conclut Constant Awashish.

Partager cet article

4
COMMENTEZ L'ARTICLE

avatar
1 Comment threads
3 Thread replies
0 Followers
 
Most reacted comment
Hottest comment thread
2 Comment authors
LOUIS LACASSEMICHEL VEILLETTE Recent comment authors
  S'inscrire  
plus récents plus anciens plus de votes
Me notifier des
MICHEL VEILLETTE
Invité
MICHEL VEILLETTE

IL N’Y A PAS QUE L’ÉCONOMIE EN ENJEU, IL Y A LA BIOMASSE DE 6 50,000 TONNES PAR ANNÉE, LE SOL, LA MATIÈRE PREMIÈRE, LA FAUNE, LA FLORE, LES HABITÂTS FAUNIQUES ET BIEN D’AUTRE, QUEL PRIX SOMME NOUS PRÊT À PAYER À LONG TERME. NOS PAYSAGES, NOS LACS, L’ÉROSION DES SOLS ETC.!!!

LOUIS LACASSE
Invité
LOUIS LACASSE

Ce procédé n’est pas nouveau et tu devrais te renseigner aupres des pays comme la FINLANDE…..NORVEGE ET SUEDE avant de porter un jugement

MICHEL VEILLETTE
Invité
MICHEL VEILLETTE

SALUT LOUIS,, JE NE VOUS PARLE PAS DE PROCÉDÉ MAIS DES CONSÉQUENCES. TU DEVRAIS TE RENSEIGNER AUPRÈS DES INGÉNIEURS FORESTIERS, DES TABLES GIRTS, DES TABLES FAUNES, ET AUTRES LIITÉRATURES SUR LE SUJET, SALUTATIONS DISTINGUÉS, MICHEL V.

LOUIS LACASSE
Invité
LOUIS LACASSE

Encore une fois, renseignes-toi au pres des personnes qui l’ont vécu et qui le vivre encore.