Après la route 25, la voie ferrée bloquée à Sanmaur

LA TUQUE.  Le groupe les Gardiens du territoire avec en tête Dave Petiquay poursuit ses moyens de pression. Après avoir bloqué la route forestière 25 pour empêcher le transport du bois, le groupe s’attaque maintenant à la voie ferrée dans le Haut-St-Maurice en bloquant l’accès aux trains du Canadien National (CN).

Collaboration Émil Lavoie

Au moment d’écrire ces lignes, nous savons que des policiers de la Sûreté du Québec sont présents sur les lieux, et qu’un représentant du CN est en route pour rencontrer le groupe d’Atikamekw. “On est présent pour ce conflit civil et on s’assure qu’il n’y ait pas de débordement”, indique le sergent Marc Tessier, porte-parole de la SQ.

En communication avec l’Écho de La Tuque, Dave Petiquay a souligné qu’il était en attente d’une rencontre avec un représentant du CN. “Les trains du CN ne passent plus, mais ceux de VIA Rail oui.”

Dans une publication sur les réseaux sociaux, M. Petiquay mentionne : “Le drapeau de la résistance! Ne capotez pas avec ça. Venez ici pour essayer de l’enlever, vous allez voir il est accroché ben dur. On va le garder. C’est contre le système colonialisme. On n’est pas un conseil de bande, on est un conseil tribal. On est les légitimes gardiens du territoire, jamais cédé, jamais conquis. Jamais qu’on ne va céder aussi! On est souverain de notre terre, il n’y a pas d’autre souverain sur notre territoire. Vous le savez ça! Les gouvernements essayent de voler nos terres. Aujourd’hui, on dit non c’est fini.”

“Que les autorités mettent leur culotte!”

Le maire de La Tuque Luc Martel n’est pas passé par quatre chemins pour commenter la situation. “Que les autorités fassent leur job Jésus-Christ et qu’ils la débloquent cette voie-là! Le CN a de la police, on a encore une police provinciale à ce que je sache. Ça relève du fédéral, que les autorités fédérales mettent leur culotte et qu’ils s’activent dans le dossier. Est-ce qu’on va tolérer ça encore longtemps des situations comme ça au Québec? On a un individu qui se fait justice lui-même au Québec, n’importe où sur la planète ça serait inacceptable, mais on laisse faire ça nous au Québec. Il faut vivre avec les conséquences!”

Du côté du CN, voici la déclaration reçue par courriel par Ashley Michnowski, directrice principale relation médias pour le CN : “Nous sommes au courant de la situation et nous la surveillons de près. Nous n’avons pas d’entente avec le groupe de manifestants autochtones.”