1000 professionnels de l’éducation en grève en Mauricie

Jonathan Cossette
1000 professionnels de l’éducation en grève en Mauricie

Quelque 1000 membres du Syndicat du personnel professionnel du Cœur et du Centre-du-Québec (SPPECCQ-CSQ) affiliés à la Fédération des professionnelles et professionnels de l’éducation du Québec (FPPE-CSQ) sont en grève, cet avant-midi, pour manifester leur profonde insatisfaction à l’égard des offres faites par le gouvernement à la table de négociation.

À Trois-Rivières, un convoi routier a quitté le Centre commercial Les Rivières, peu après 8h, pour terminer sa route devant les bureaux de la députée de la circonscription de Champlain, et présidente du Conseil du Trésor, Sonia Lebel, situés sur la rue Barkoff, dans le secteur Cap-de-la-Madeleine. Le convoi routier était suivi d’une grande manifestation des membres des cinq unités du SPPECCQ.

«Il y a un an, notre convention venait à échéance. Comme la pandémie débutait, nous avons offert de repousser les négociations le temps que la pandémie passe, mais le gouvernement nous a imposé de négocier malgré tout. Un an plus tard, on est au même point et rien ne bouge. On s’est présenté aux tables de négociation et on a même retiré certaines demandes, mais rien ne bouge», a martelé Alexandra Vallières, présidente du SPPECCQ. «On ne nous offre aucune somme pour améliorer nos conditions de travail, aucune somme pour attirer de nouveaux pros et aucune somme pour retenir nos pros, et rien aussi pour améliorer l’accessibilité aux services professionnels pour tous les élèves.»

«Dans notre région, près du tiers de nos professionnels songent à quitter le milieu scolaire à cause de la lourdeur de la tâche et du manque de reconnaissance. On répond à des urgences, on éteint des feux et on tient toujours l’école à bout de bras, mais on n’a rien! Ce matin, on est 10 000 professionnels à la grandeur de la province pour dire au gouvernement qu’on est à bout de souffle, pour lui dire qu’on mérite mieux, mais surtout pour lui dire que nos élèves méritent mieux et méritent qu’on réponde à leurs besoins.»

Mme Vallières a également livré un discours aux manifestants, confirmant au passage que la députée de la circonscription de Champlain n’était pas présente à son bureau ce matin.

«Madame Lebel, l’éducation, c’est aussi nous autres les pros et on veut que la négociation avance. On est tanné de se faire niaiser! On veut de meilleures conditions d’exercice, des ajouts de professionnels pour nous permettre de reprendre notre souffle et offrir de meilleurs services à nos élèves. On veut une stabilité et une sécurité d’emploi, et un salaire à la hauteur de notre expertise, enfin», a-t-elle ajouté.

«Aujourd’hui, on dépose des lettres à nos députés pour les conscientiser à notre réalité et pour vous les inviter à faire débloquer les négociations. Aujourd’hui, on utilise la méthode douce, mais si vous faites la sourde oreille, on n’hésitera pas à passer à des méthodes plus lourdes, et assez rapidement. Vous avez augmenté le salaire des enseignants, maintenant, c’est à notre tour. L’éducation, c’est aussi nous autres!»

À Shawinigan, la manifestation avait lieu devant les bureaux de Marie-Louise Tardif, députée de Laviolette-Saint-Maurice, sur l’avenue de la Station. Une lettre a d’ailleurs été déposée à son bureau.

Du côté de La Tuque, une lettre a également été déposée par les professionnels de la région, toujours au bureau de Marie-Louise Tardif, celui-là situé sur la rue Commerciale.

À Bécancour, la manifestation se tenait devant les bureaux de Donald Martel, député de Nicolet-Bécancour, sur l’avenue Godefroy. Là aussi une lettre a été déposée au bureau du député.

Les autres manifestations avaient lieu à Victoriaville et Drummondville.

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