80 ans de passion pour l’information locale

80 ans de passion pour l’information locale

La première page de L'Écho de La Tuque du jeudi 2 février 1961.

Crédit photo : Archives

JOURNAL. C’est en février 1938 que la toute première édition de L’Écho de La Tuque est publiée. Deux visionnaires, Clément Marchand et Raymond Douville, directeurs du journal «Le Bien public» de Trois-Rivières, fondent L’Écho de La Tuque et dotent la Haute-Mauricie d’un nouvel outil d’information locale, sous la direction de J. Almas Tremblay.

On rapporte que les débuts ont été difficiles. Peu de nouvelles locales étaient publiées, on y rapportait bon nombre de nouvelles nationales.

En 1959, le journal passe aux mains de Paul Aboud, également fondateur de la radio CFLM (alors AM 1240) dont la première émission est diffusée le 3 octobre de cette année-là. Cinq and plus tard, les Latuquois Jean Trépanier, Frank Spain jr, Vincent Spain et Laurette Leclerc achètent le journal, en même temps qu’ils font l’acquisition de la radio locale.

Dans les années 60 et 70, il n’est pas rare de voir le journal compter des éditions jusqu’à 80 pages et même plus. Le nombre d’épiceries à La Tuque est immense et chacune d’elles se fait un devoir d’annoncer à pleines pages dans L’Écho ses spéciaux de la semaine. On s’en doute, c‘était bien avant l’époque des circulaires. Puisque la station CFLM était la sœur de L’Écho de La Tuque, on juxtaposait les campagnes publicitaires dans L’Écho à des annonces à la radio. L’inverse se faisait aussi: les clients de la radio profitaient de bonifications dans le journal pour leurs campagnes publicitaires. Pour nourrir ses pages, L’Écho de La Tuque a compté jusqu’à quatre journalistes. Il faut préciser qu’à cette époque, quiconque travaillait à L’Écho de La Tuque le faisait aussi pour la station de radio. Jusqu’à une quinzaine de personnes ont trouvé de l’emploi dans l’édifice de la rue St-Louis, où le premier étage logeait le journal et le second abritait les studios de CFLM.

En 1987, le journal est vendu aux hebdos Polyforme, appartenant aux frères Jeannot et Laval Boulianne d’Alma, à Charles Couture ainsi qu’au Latuquois Gaston Martin.  C’est la fin d’une époque : le journal, qui était vendu par camelot, devient gratuit.

En 1990, le groupe des journaux auquel appartient L’Écho passe aux hebdos UniMédia. Transcontinental l’achète en 2001 et L’Écho, qui a toujours fait partie de la famille des journaux de la région du Lac-St-Jean, est intégré aux autres publications de la Mauricie. Finalement, le groupe Icimédias en devient le propriétaire, le 8 novembre 2017, dans une transaction regroupant 21 journaux hebdomadaires.

Tant aux ventes qu’à la rédaction, on a vu évoluer une multitude de passionnés au fil des années.

L’incontournable web

Un des faits marquants de l’histoire récente de L’Écho de La Tuque aura été l’arrivée du site web www.lechodelatuque.com en 2005. Si le terme «hebdomadaire» désigne toujours le journal papier, depuis 13 ans, votre hebdo vous livre l’information au quotidien et suit l’actualité locale d’heure en heure. Misant sur les réseaux sociaux, il n’est pas rare de voir L’Écho de La Tuque présenter des vidéos en direct, lorsque l’actualité l’exige.

Résolument tourné vers l’avenir, le journal L’Écho de La Tuque, avec ses solutions papier et web, entend demeurer le témoin privilégié de l’actualité locale. «Présent partout, avec vous», a longtemps été la maxime de l’équipe de L’Écho.

La fidélité des lecteurs est également au rendez-vous. L’Écho de La Tuque a toujours bénéficié d’un taux de lecture impressionnant.

*Des informations ont été prises dans le volume «La Tuque, un siècle d’histoire».

L’Écho de La Tuque vu par des personnalités locales

La vision du propriétaire de L’Écho de La Tuque

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