680 000 $ à des projets touristiques de Lac-Édouard

680 000 $ à des projets touristiques de Lac-Édouard

Pierre-David Tremblay, maire de La Tuque, la ministre Julie Boulet, Nicolas Bernard et Annie Tremblay, propriétaire de la Seigneurie du Triton, Simon Parent, propriétaire du Sanatorium historique de Lac-Édouard et Larry Bernier, maire de Lac-Édouard.

Crédit photo : Michel Scarpino

TOURISME. Le gouvernement du Québec annonce des investissements totalisant 680 000 $ via différents programmes, pour appuyer des projets à saveur touristique à Lac-Édouard.

Québec a accordé une aide financière de 448 000 $ pour trois projets dans le cadre de son programme de soutien aux stratégies de développement touristique, tourisme de nature et d’aventure.

Dans un premier temps, le Sanatorium historique de Lac-Édouard recevra plus de 114 000 $. L’initiative générera des investissements de 342 000 $. Le projet consiste à revitaliser le site actuel pour aménager une station écotouristique. Elle comprend 22 emplacements de camping, dont 6 tentes prospecteur, 10 emplacements pour accueillir des roulottes et 6 emplacements des camping sauvages avec plateforme. Il y aura également la construction de trois écohabitations trois saisons, un poste relais de sécurité en plus d’un sentier d’interprétation. On fera aussi l’acquisition d’équipements de plein air, notamment des canots et des kayaks de mer.

Une subvention de 35 000 $ s’ajoute, provenant du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, conjointement avec le gouvernement du Canada. Cela, pour la réalisation de son projet de valorisation du terroir agricole nordique et du patrimoine agricole. On sait que le sanatorium produit et distribue plus de 200 paniers de fruits et de légumes, chaque semaine dans la Haute-Mauricie.

«On a ramené au Sanatorium des abeilles qui étaient parties. On a rendu accessibles des produits alimentaires qui l’étaient moins (…) c’est une fierté pour moi comme agriculteur, mais le Sanatorium c’est plus que ça», lance pour sa part Simon Parent, un des propriétaires du Sanatorium.

«Ce que j’envisage de faire, avec l’aide qui va nous être donnée, celle de rouvrir les sentiers de nos ancêtres et de redonner l’accès aux gens à ce qui était à l’époque le Lake-Edward Fish and Game Club», annonce M. Parent.

La ferme Boréale

La ferme Boréale de Lac-Édouard aura droit à 145 000 $. Ce projet vise le développement d’hébergement quatre saisons sur le site du Sanatorium historique de Lac-Édouard. Trois maisons ancestrales seront rénovées et deviendront des lieux d’hébergement touristique. Un abri à bateaux offrira aux visiteurs de services de location d’espace de rangement pour leurs embarcations. L’initiative génère des investissements de plus de 436 000 $.

La Seigneurie du Triton

Par ailleurs, la Seigneurie du Triton recevra une subvention de 189 000 $. Elle pourra acheter un ponton de 40 passagers, pour améliorer son service de navette entre les stationnements à Lac-Édouard et la pourvoirie. Trois chalets écoresponsables sur le site de la Seigneurie  seront construits dès l’hiver 2019. Ainsi, le tourisme à la Seigneurie du Triton sera accessible en toutes saisons.

Dans le bâtiment, principal, des rénovations seront apportées aux chambres. Quelques-unes seront transformées en suites avec salle de bain privée. Ainsi, on passera de 25 chambres à 16 chambres dans le bâtiment principal. «Il y a des chambres qui étaient conçues pour deux personnes et qui vont maintenant pouvoir en accueillir quatre», précise Annie Tremblay, propriétaire du Triton.

«On garde notre côté chic et rustique», assure Mme Tremblay.

Avec toutes ces modifications, l’auberge, construite en 1893, pourra recevoir une certification quatre étoiles.

«Sur une équipe de 35 personnes, nous avons 11 personnes qui habitent à Lac-Édouard», mentionne aussi Annie Tremblay. Il y a donc des employés qui pourront travailler sur de plus longues périodes pendant l’année.

L’électricité au Triton

À cela, on ajoute une nouvelle contribution de 195 000 $, via le programme ÉcoPerformance du ministère de l’Énergie et des Ressources naturelles du Québec, pour relier la pourvoirie au réseau d’Hydro-Québec via une ligne de 12 kilomètres. La ligne électrique est en opération depuis le 17 janvier.

Cela représente tout un changement pour les propriétaires de l’établissement. « Les génératrices étaient à un stade où il fallait, soit les grossir ou trouver autre chose pour pouvoir continuer à se développer (…) On a fait des études et Hydro-Québec était notre solution», rapporte un des propriétaires, Nicolas Bernard.

Le tracé de la ligne a été conçu de manière à générer le moins d’impacts. Outre la fin de la pollution par le diesel et le bruit, l’arrivée de l’électricité permettra une optimisation de l’utilisation des équipements de cuisine.

On cesse donc l’utilisation des génératrices alimentées au diesel. « C’est la diminution de 155 tonnes de CO2 par année ou le retrait de 46 véhicules de la route et une économie importante pour le budget d’exploitation du Triton », ajoute la ministre Boulet.

L’investissement total dans ce dossier est de 525 000 $.

D’importants investissements

«Ça va aider et soutenir des initiatives qui tournent autour de 2M$», résume la ministre du Tourisme et députée de Laviolette, Julie Boulet.

«C’est l’histoire d’un village où on avait coupé beaucoup d’arbres, tellement, que le village a manqué d’eau. Les gens étaient en train de périr. Des dizaines de gens se sont levés et se sont dit : on devrait peut-être recommencer à planter des arbres. En plantant des arbres, l’eau a été retenue dans le sol, les nappes phréatiques se sont rechargées. L’eau, c’est la vie. C’est ce qui a permis à ce village de renaître. C’est ce qui est en train de se passer à Lac-Édouard», a pour sa part imagé le maire du village, Larry Bernier.

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