Autochtone en milieu urbain : la collaboration avec Ville de La Tuque doit se poursuivre

Tribune libre
Autochtone en milieu urbain : la collaboration avec Ville de La Tuque doit se poursuivre
Laurianne Pétiquay (Photo : Archives)

En 2017, la deuxième Grande rencontre des Maires et du mouvement des Centres d’amitié autochtones du Québec a amené à la signature de l’engagement mutuel pour l’amélioration des conditions de vie des Autochtones en milieu urbain par neuf centres et neuf villes. Il s’agissait d’un grand pas en avant pour la collaboration et la prise d’actions concrètes pour favoriser le rapprochement entre les peuples.

Quatre ans plus tard, où en sont les relations entre la municipalité et les Autochtones qui y résident ?

Un centre d’amitié essentiel pour la communauté

Au Québec, plus de la moitié de la population autochtone vit en ville et non pas au sein d’une communauté. Cette présence urbaine significative des Premières Nations dans les villes du Québec entraîne des besoins qui sont notamment comblés par la présence de centres d’amitié autochtones, faute d’avoir accès à d’autres ressources culturellement sécurisantes disponibles. Ces derniers sont de véritables carrefours pour les autochtones en milieu urbain : en plus de rassembler, ils offrent des services en santé, en employabilité, en éducation et en services sociaux. Ils sont également les grands défenseurs des droits et des intérêts des citoyens autochtones dans les villes.

À La Tuque, ce sont près de 700 membres des Premières Nations qui utilisent chaque année les services du Centre d’amitié. Dans les dernières années, nous avons mis en place des services visant à améliorer la qualité de vie des autochtones par des initiatives proactives et novatrices, tels que : le projet d’économie sociale au Centre Sakihikan, la Clinique Akocan, (soins de santé de proximité), les programmes d’insertion et de maintien en emploi, le service de prévention à l’itinérance, le soutien psychosocial, le programme de soutien à l’apprentissage, le service d’aide spécifique aux jeunes filles et femmes, le service de sécurisation alimentaire, tout en initiant et réalisant des activités communautaires avec les organisations du milieu. Toutefois, les besoins sont grands, et les candidats dans la présente campagne électorale doivent s’assurer de penser aussi aux Autochtones en milieu urbain.

Des actions axées sur la réconciliation et le rapprochement entre les peuples

Dans les derniers mois, les histoires accablantes de discrimination raciale entourant à l’accès au logement pour les Autochtones urbains ou encore le traitement des services en santé ont fait la une de nos quotidiens. Elles ont mis en lumière les difficultés majeures que rencontrent les Autochtones en ville lorsqu’ils tentent d’accéder à des services publics. Et même si des améliorations ont été mises en place pour mieux valoriser les cultures autochtones au sein de nos municipalités, il reste un bon bout de chemin à faire pour assurer un rapprochement social et culturel entre les peuples.

Le Centre d’amitié autochtone de La Tuque a plusieurs demandes pour les candidats, mais souhaite avant tout qu’une communication constante soit maintenue entre la ville et le Centre afin de mettre en œuvre des projets communs, peu importe le résultat électoral. Cette année, après la tenue de la toute première Journée de vérité et de réconciliation, nous attendons des engagements fermes et concrets en la matière de la part des candidats à la mairie.

Laurianne Pétiquay, directrice générale

Centre d’amitié autochtone de La Tuque

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