Thessalie Bruneau, athlète de la relève féminine au Mérite cycliste québécois

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Par Michel Scarpino
Thessalie Bruneau, athlète de la relève féminine au Mérite cycliste québécois
(Photo : Courtoisie )

Âgée d’à peine de 15 ans, la Latuquoise Thessalie Bruneau montre une feuille de route impressionnante en matière de performances sportives.

Il y a quelques semaines, elle a remporté le titre d’athlète relève féminine en BMX lors du Mérite cycliste québécois, qui se tenait à Bromont. Un honneur qui couronne une saison qui fut tout, sauf ordinaire.

«Ça veut dire que tous les efforts que j’ai mis ont été récompensés, ça me donne le goût de continuer», lance d’entrée de jeu la jeune cycliste.

Thessalie Bruneau a vécu un été exceptionnel. «Toutes les fins de semaine, il y avait des compétitions partout au Québec et on a eu aussi une course à Calgary», résume-t-elle. Cette dernière course, le championnat canadien, lui a permis d’expérimenter une piste d’un style différent. Contrairement au Québec, qui présente des pistes plus techniques, elle a eu à pédaler beaucoup plus, de son propre aveu. Elle a croisé le fer avec des coureurs qu’elle n’avait jamais côtoyés. Elle a terminé la saison 2021 des Championnats canadiens en deuxième position, dans la catégorie féminine des 15 ans. Une course extrêmement serrée, selon ce qu’on en dit.

À Coteau-du-Lac où étaient présentés les Championnats québécois de BMX de course, elle avait remporté l’or chez les filles de 15-16 ans.

Depuis trois ans, elle se retrouve sur le fil de départ avec des garçons, au niveau de la Coupe du Québec. Elle le fait dans un but d’amélioration de ses performances. Ce surclassement, appliqué seulement au Québec, lui a permis d’apprivoiser des parties plus techniques, au niveau des sauts, notamment. Elle a aussi pu apprendre à jouer du coude avec les garçons, qui ne lui laissent pas de chance. Plus ils vieillissent, plus ils deviennent difficiles à vaincre, elle s’éloigne donc un peu des premières places auxquelles elle était plus habituée ces dernières années.

«Avec les garçons, ç’a quand même été difficile, il a terminé 19e. Ce n’est pas dans les habitudes de Thessalie de ne pas avoir un podium quand elle course chez les filles. Mais avec les garçons, plus ça va, plus elle descend dans le classement. Malgré tout, ce sont ses efforts qui paraissent dans la réception du prix», remarque sa mère, Maureen O’Grady.

En plus d’être membre de l’équipe du Québec, depuis deux saisons, Thessalie Bruneau est également inscrite dans l’équipe de développement privée Hevo Racing Team, de Jason Harvey. Des coureurs sélectionnés peuvent recevoir des commandites lors d’achats d’équipements, par exemple. Cette aide est très appréciée des coureurs, puisqu’il leur faut souvent des équipements très sophistiqués et à la fine pointe pour assurer leurs performances. On dit que l’équipe est une grande famille qui offre du support moral et permet de belles amitiés dans un milieu compétitif.

Championnats du monde

Les projets ne manquent pas pour 2022. Si le contexte sanitaire le permet à ce moment, Thessalie Bruneau s’envolera pour Nantes, où seront présentés les Championnats du monde en juillet. Ce n’est pas sa première participation à des championnats mondiaux, elle avait fait les qualifications à celui de Rockhill, en Caroline-du-Sud, en 2017.

Elle est très enthousiaste : «Ce sont des choses que ce n’est pas tout le monde qui peut expérimenter dans la vie. Je suis vraiment contente d’y aller».

Préparation

On s’en doute, autant d’événements, de courses, demandent une préparation hors de l’ordinaire. «Avec l’équipe du Québec, on est capable d’avoir des camps d’entraînement d’une fin de semaine et on pratique toute la journée», indique Thessalie.

«Elle n’a pas d’emploi étudiant dans le moment», rigole sa mère.

On le sent, toute cette discipline n’a rien de contraignant pour la jeune cycliste latuquoise, puisque c’est une passion pour celle qui enfourche le vélo depuis l’âge de cinq ans.

On peut presque dire qu’elle a été contaminée à la poussière de piste de BMX : toute jeune elle suivait les performances de sa sœur et son frère aînés.

«À partir du moment où elle a été capable de marcher, elle voulait faire du vélo. On l’a rapidement inscrite au BMX, c’est un sport familial», se rappelle Mme O’Grady.

Il n’y a pas que le BMX. Le ski alpin l’occupe aussi en hiver. Elle fera partie d’une équipe élite au Mont-Édouard, où elle s’entraîne régulièrement.

L’étudiante de La Tuque High School peut poursuivre son parcours sportif à grâce à la collaboration des enseignants, lorsqu’elle doit s’absenter pendant quelques jours. «On n’a pas de sport études à La Tuque, mais on a des professeurs formidables qui lui permettent de faire ça», ajoute sa mère. D’ailleurs, la skieuse arrive d’un camp d’entraînement de deux semaines en Autriche, qui s’est tenu en octobre.

Le ski alpin l’aide à garder la forme pour le BMX et le vélo fait de même pour le sport d’hiver. Tout cela, évidemment, en maintenant un bon rythme au niveau des résultats scolaires.

Le patinage artistique lui permet aussi de conserver la forme, mais elle ne pratique pas de façon compétitive.

Le sport est une activité familiale chez les Bruneau. Son frère Malik entraîne Thessalie en ski alpin, alors que sa sœur Alizée fait de même en patinage.

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