Frédéric Dion à l’assaut du mont Logan

Photo de Marie-Eve B. Alarie
Par Marie-Eve B. Alarie
Frédéric Dion à l’assaut du mont Logan
L'aventurier Frédéric Dion

L’aventurier et conférencier Frédéric Dion se prépare en vue de l’expédition Tempête Yukon qui sera effectuée en mai prochain. Objectif: effectuer l’ascension du mont Logan, le plus haut sommet du Canada avec ses 5959 mètres d’altitude, et tenter la première traversée du plateau sommital en skis tractés par un cerf-volant.

Frédéric Dion rêvait de faire l’ascension du mont Logan et d’y utiliser le cerf-volant à traction depuis des années. Lorsqu’il s’est lancé le défi de réaliser une aventure sur les sept continents, il avait mis de côté ce rêve. Le contexte actuel qui rend plus difficile de quitter le pays lui donne l’opportunité de ressortir ce vieux rêve.

Pour cette aventure, il sera accompagné de l’aventurier Bruno-Pierre Couture, un grimpeur d’excellent niveau. Comme l’aventurier de la Mauricie est plus expérimenté avec le cerf-volant à traction, la petite équipe se complètera bien.

«Une grande partie de notre entraînement nous servira à être précis dans notre navigation et dans notre sécurité avec le cerf-volant à traction. Nous serons tous deux attachés au même cerf-volant. Ainsi, si l’un d’entre nous tombe dans une crevasse, une corde le retiendra», précise Frédéric Dion.

L’aventure ne s’annonce évidemment pas de tout repos, surtout que cette région du Yukon subit 300 jours de mauvais temps par année, de sorte que les aventuriers pourraient devoir affronter des températures glaciales allant jusqu’à -50 degrés Celcius. La présence de crevasses représente toutefois l’un des plus grands dangers en montagne.

«Comme les milieux sont très changeants à cause de la température, ça peut créer des pièges. Par exemple, des ponts de neige pourraient se former au-dessus d’une crevasse et ça peut se défoncer quand on passe dessus et qu’on pense que c’est sécuritaire. Le plus gros défi, sur la montagne, sera de rester prudent», note-t-il.

En mai prochain, les aventuriers prévoient rester 5 semaines sur place pour compléter ce défi.

Dans les prochaines semaines, l’aventurier réalisera trois entraînements intenses de 24 heures ciblant trois disciplines différentes. Les 16 et 17 février, il effectuera 24 heures d’ascension sur tapis roulant à sa résidence. La semaine suivante (26-27 février), il entend faire du ski de fond pendant 24 heures sur le terrain de sa résidence. Enfin, les 9 et 10 mars, une journée d’escalade sur glace l’attend chez Maïkan Aventure à Trois-Rivières.

«L’idée est de ne pas arrêter durant ces 24 heures d’entraînement, à l’exception de quelques minutes par heure pour manger ou me réchauffer, par exemple. En général, les huit premières heures, c’est le bonheur parce que tu es entraîné pour en faire plus longtemps. C’est après que c’est plus difficile, notamment quand les petites heures du matin arrivent. Il faut aller vaincre le sommeil, continuer à avancer, garder un sens à tout ça, car le danger, c’est de perdre le sens de ce que tu fais», explique Frédéric Dion.

L’objectif est de mettre à l’épreuve sa condition physique ainsi que sa force psychologique.

«On tiendra une semaine d’entraînement entre nous aussi après tout ça. On va travailler des techniques particulières avec le cerf-volant, entre autres. Il faudra maintenir la forme et ne pas se blesser à tout prix», ajoute l’aventurier de Notre-Dame-du-Mont-Carmel.

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