De la grande visite au club de golf de La Tuque

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Par Michel Scarpino
De la grande visite au club de golf de La Tuque
Dans l’ordre, on reconnaît Charles Beaulieu, président de Golf Canada, sa conjointe Éliane Quenneville, Denis Morel et Debbie Savoy (Photo : Michel Scarpino)

GOLF. Le président de Golf Canada, Charles Beaulieu, est récemment venu claquer des balles sur le terrain du Club de golf de La Tuque en compagnie de son épouse Éliane ainsi que des Latuquois Debbie Savoy et Denis Morel.

Une belle occasion de faire le point sur ce que devient la pratique du golf à travers le pays, en cette période où tous les clubs intensifient leurs efforts pour attirer la relève.

L’organisme qu’il représente est important. 1500 clubs à travers le Canada en sont membres.

La COVID-19 a chamboulé de nombreuses façons de faire dans le sport. Le golf n’y a pas échappé, mais en tire un bilan plus que positif au niveau national, estime le président Beaulieu.

«Si on regarde globalement, il y a une augmentation de l’ordre de 20% de jeu à travers le pays. C’est extraordinaire. On a une stratégie pour retenir ces golfeurs-là, pour qu’ils continuent à jouer au golf dans les années futures», laisse entendre M. Beaulieu.

Citant de nombreux espoirs québécois et canadiens, il affirme que la relève est très forte: «Le Québec devient une belle place pour former de nouveaux adeptes du golf». À La Tuque, cet été, le nombre de membres est resté à sensiblement le même, mais on remarque plus d’entrées «droits de jeu» sur le terrain. La promotion 4×4 qui offre d’intéressants rabais, a suscité un bon engouement.

Charles Beaulieu. (Photo Michel Scarpino)

Comme quoi les clubs ont été proactifs: une recrudescence du nombre d’adeptes ne se fait pas toute seule.

«Le mot d’ordre, c’est l’accueil. S’assurer qu’on garde un accueil chaleureux, mais aussi de rester en contact. Aujourd’hui, avec les réseaux sociaux, il va y avoir une bonne stratégie pour rester en contact avec non seulement les nouveaux golfeurs, mais aussi les golfeurs existants», évalue Charles Beaulieu. Les associations provinciales des clubs de golf vont dans le même sens, observe-t-il.

Il est optimiste pour les prochaines années, d’autant plus que les jeunes espoirs en golf se sont nombreux.

«Un de nos objectifs est de s’assurer que nos meilleurs athlètes puissent progresser et éventuellement participer aux Jeux olympiques.»

En hommage à sa passion pour les jeunes, M. Beaulieu a remis au professionnel Jean-Marie Laforge un hommage en guise d’appréciation pour sa contribution au développement du sport du golf.

La Tuque tatouée sur le cœur

La golfeuse Debbie Savoy l’accompagnait sur les verts. En compagnie de son époux Denis Morel, elle a accompli ce qu’elle appelle un retour aux sources, sur le premier terrain où elle a claqué des balles.

De La Tuque, où elle a passé son enfance, elle retient d’abord l’important apport de Jean-Marie Laforge, instructeur de golf depuis plus de 50 ans, celui qui le lui a enseigné.

«Il donne de la passion aux jeunes. Il les encourage pour leur montrer qu’ils sont capables de réussir des rêves qui peuvent être inimaginables», soutient la professionnelle d’origine latuquoise.

Puis, le support des gens de La Tuque lui aura été d’une aide précieuse dans son parcours. «Dans le temps, il n’y avait pas les textos et toute la technologie d’aujourd’hui. Mais partout où j’allais, je recevais des fax, et des messages des gens La Tuque quand je revenais d’un tournoi».

Jeune athlète, son rêve était de représenter le Canada en golf. Mais la cerise sur le sundae, confie-t-elle par la suite, aura été de gagner sa vie avec sa passion.

«Je ne pourrai jamais assez remercier Céline Dion et René Angelil de m’avoir donné l’opportunité comme femme d’avoir la carrière que j’ai», lance la professionnelle au club de golf le Mirage.

Quant au terrain de golf de La Tuque, elle s’est dite agréablement surprise de sa qualité, surtout en cette période où les budgets sont davantage limités par la pandémie de la COVID-19.

«Les verts sont tellement beaux. J’aime beaucoup l’idée, ce qu’on n’avait pas dans mon temps, d’avoir deux différents départs. Tu peux jouer 18 trous et avoir une variété sur un espace de 9 trous», se plaisait à raconter celle qui remarquait au passage l’immense travail des bénévoles qui y est accompli.

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