Un triple de Springer permet aux Blue Jays de blanchir les Mariners 3-0

Frédéric Daigle, La Presse Canadienne
Un triple de Springer permet aux Blue Jays de blanchir les Mariners 3-0

TORONTO — Un coup sûr chanceux, c’est tout ce dont ont eu besoin les Blue Jays de Toronto pour distancer les Mariners de Seattle, qu’ils ont battus 3-0 en seulement deux petites heures et 20 minutes.

Les Jays ont inscrit tous leurs points sur le même élan en fin de deuxième. Mais pas sur un coup de canon, comme la formation torontoise à l’habitude de le faire.

Après qu’Alejandro Kirk eut frappé un double le long de la ligne du troisième, le partant Logan Gilbert a atteint Matt Chapman d’un lancer. Après le retrait sur des prises de Lourdes Gurriel fils, Santiago Espinal a obtenu un coup sûr dans un 11e match consécutif à l’aide d’un simple.

Raimel Tapia a visé la clôture sur trois élans consécutifs, mais a raté à chaque fois, amenant George Springer au marbre avec deux retraits. Springer a soulevé un faible ballon au champ droit, mais hors de portée de tout le monde. Steven Souza fils a tout tenté, plongeant pour attraper la balle, qui a touché son gant avant de poursuivre son chemin. 

Springer a détalé jusqu’au troisième, vidant les sentiers.

Alors que le sport tourne de plus en plus sur la vélocité des balles frappées et l’angle de frappe, c’est un coup sûr frappé à un maigre 71 milles à l’heure qui a fait la différence.

«Je ne vais pas m’en plaindre, a dit Springer. Ce n’est pas toujours la puissance qui fait la différence, parfois, c’est simplement de placer la balle au bon endroit. Parfois, vous êtes chanceux. C’est ce que ça prenait contre (le partant des Mariners Logan Gilbert) ce soir. Il n’était pas commode.»

«À mon dernier départ, c’est contre moi que ce type de coups sûrs a été frappé et j’ai payé le prix, a dit le partant des Jays, Jose Berrios. Ce soir, j’étais du bon côté. Il faut l’accepter et célébrer cette victoire.»

Berrios (3-2) a connu sa meilleure sortie cette saison. En plus de sept manches de travail, il a cédé six coups sûrs et deux buts sur balles en plus de retirer quatre frappeurs sur des prises.

«Il a eu l’air du Berrios qu’on connaît, a louangé le gérant des Jays, Charlie Montoyo. Il était en plein contrôle du début à la fin. De lancer un match comme celui-là, ça va l’aider à retrouver son aplomb, son rythme.»

«Mes deux derniers départs n’ont pas été à mon goût. Mais j’ai travaillé fort et j’ai enfin pu connaître le genre de sortie qui me plaît, a noté Berrios. (Mardi), mes balles rapides basses et à l’extérieur étaient efficaces. Mes balles cassantes avaient du mordant. J’ai pu les garder hors d’équilibre tout au long de la rencontre de cette façon.»

C’est le solide simple à droite du Québécois Abraham Toro, appelé comme frappeur d’urgence après le but sur balle à Mike Ford en début de huitième, qui a chassé le partant des Jays.

David Phelps est toutefois venu étouffer la menace en forçant Cal Raleigh à frapper dans un optionnel. Il a ensuite retiré sur décision Adam Frazier et Ty France a frappé un faible ballon dans la droite.

Les Mariners n’ont vraiment menacé Berrios qu’une seule autre fois dans le match, en début de deuxième. Un double d’Eugenio Suarez, un simple de Julio Rodriguez et un but sur balles à Ford ont rempli les sentiers après un retrait. Souza s’est toutefois commis dans un double jeu sur un dur roulant à Matt Chapman au troisième.

«Les gens sont habitués à voir Chapman réaliser ce genre de jeu, mais je ne prends pas ça pour acquis. Ce double jeu en fin de septième, c’est le jeu clé du match», a indiqué le gérant.

En remplacement de Jordan Romano en neuvième, tenu à l’écart du jeu en raison d’un virus qui n’est pas la COVID-19, Adam Cimber a obtenu un deuxième sauvetage consécutif en se débarrassant des trois frappeurs à lui faire face.

Malgré une belle prestation, Gilbert (4-2) a inscrit la défaite à sa fiche. En sept manches de travail, il a cédé les trois points des Jays sur six coups sûrs et deux buts sur balles. Il a ajouté neuf retraits sur des prises à son total cette saison. Il en compte maintenant 51 en 45 manches lancées.

«Je n’ai pas l’habitude de lancer des fleurs à nos adversaires, mais ce gars, c’est l’un des meilleurs que l’on a vu cette saison», a affirmé Montoyo. 

Avec son simple en première manche, Vladimir Guerrero fils a porté à 14 sa série de matchs avec au moins un coup sûr.

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