La Montée de lait du printemps

Publié le 10 avril 2015
Marie-Claude Guimond
Photo TC Média-Archives

OPINION. L’important ce n’est pas de s’entendre sur tous les aspects d’une gestion municipale mais plutôt de veiller à la satisfaction et aux besoins des citoyens, les payeurs de taxes.

Vous me reconnaissez? La couineuse d’en haut. Je demeure toujours une citoyenne à part entière du secteur Parent. Vous le savez, nous sommes situés à environ 300 kilomètres de l’agglomération. « Tsé, le monde de Parent la » ! Mon choix est d’y habiter mais je ne suis pas dupe pour autant. Le 7 avril dernier, la communauté de Parent a parlé haut et fort! La tenue de registre de mardi dernier visant à faire adopter trois règlements d'emprunt à Ville de La Tuque n'a pas obtenu les 500 signataires requis pour prévoir un référendum.

Ce sont majoritairement des gens de Parent au nombre de 90 qui se sont opposés à ceux-ci. Ben oui on grogne! Pourquoi devrions-nous payer pour la réfection des égouts de l’agglomération quant à notre tour, il faudrait payer une taxe de secteur pour les nôtres. C’est ce que la population demande comme question quand elle démontre massivement son opposition aux règlements d’emprunt. Pourquoi devrions-nous payer pour un aréna, une piste cyclable quant à notre tour il faut trouver des bidous en grattant les fonds de tiroirs de l’agglomération pour s’octroyer la réfection du réseau d'aqueduc, le pavage des rues du village et un toit pour la patinoire.

Il ne faut surtout pas essayer d’obtenir des subventions de notre côté, puisqu’on fait partie de La Tuque et que ça fait baisser les montants de leurs propres demandes de financement. On se comprend? Juste de même: En juin 2004, le gouvernement du Québec a adopté une loi permettant la tenue de référendums sur la défusion dans n'importe quelle ville où on réunirait les signatures d'au moins 10 % de la population. Parent «wake up»

Depuis les dernières élections : Les organismes sont laissés à eux-mêmes. Certains sont en difficultés organisationnelles et financières flagrantes; la population n’est aucunement informée des décisions prises par l’agglomération; les projets de la communauté ne sont pas pris en considération par les entités socioéconomiques; les projets des citoyens ne sont pas pris en considération par l’agglomération; aucun effort n’est déployé par les intervenants socioéconomiques du territoire; plus aucun effort est déployé par les instances pour nous informer de l’avenir de notre district ou simplement venir à la rencontre des citoyens; L’information n’est pas transmise dans un délai raisonnable; le lien, la confiance ou les relations entre le représentant municipal de notre secteur et les instances agglomératives sont inexistants, leur terrain d’entente est d’autant plus glissant; les citoyens n’ont plus de services personnalisés à la hauteur de leur compte de taxe et selon le degré de compréhension de chacun. Il ne faut pas oublier que la clientèle est à 300 kilomètres de son centre-ville; on ne parlera pas du seul employé municipal de notre secteur qui manifeste ses points de vues personnels haut et fort sans savoir vraiment ce que ça comporte, à des citoyens qui tentent d’informer les autres parce que l’information ne circule pas.

Est-ce dans sa description de tâches? Il est temps de donner à Parent et sa communauté un service de qualité pour qu’il redevienne prospère ! Désormais personne ne répondra aux demandes de la «beubitte» à l’épiderme sensible à la ville parce qu’un traitement contre les mouches a été donné aux employés municipaux. Pourtant je paie mes taxes dans les délais. Pas besoin de parler fort pour ne pas avoir de service !

Marie-Claude Guimond, citoyenne de Pomponville Parent Qc