D’accord avec la Ministre Yvon et loi « Soin de fin de vie »

Publié le 13 juin 2013

Il avait 40 ans, en forme, 160 livres et 5 pieds 9 pouces. Voilà quatre ans on lui annonce la terrible nouvelle, cancer du pancréas avancé, huit a dix mois à vivre.

On lui propose des traitements de chimio et on lui dit qu’il prolongerait sa vie de quelques mois. Il accepte quelques traitements qui le rendent plus malade donc il cesse de les suivre. Les premiers 2 ou 3 mois se passent bien, mais les mois suivants sont très difficiles. La souffrance commence à se faire sentir de plus en plus. On lui injecte de la morphine pour diminuer ses souffrances de plus en plus sévères.

Le cancer devient généralisé et les souffrances augmentent. On lui donne des injections plus fortes de morphine, mais rien n’y fait, le soulagement est précaire.

Ses yeux ne ferment plus il a terriblement maigri, il ne pèse que 60 livres environ, il est terriblement fatigué au point de ne parler que très peu.

Si cette nouvelle loi avait été en vigueur peut-être aurait-il demandé à son médecin de le plonger dans un coma médical ou mettre fin à ses souffrances.

Ceux qui se prononcent contre changeraient peut-être d’idée si ça se produisait dans leur famille proche.

Pour toutes ces raisons, j’appuie la nouvelle loi proposée par le gouvernement sur la possibilité de décider quand mes souffrances seront plus fortes que mon désir de vivre.

Il s’appelait Éric et c’était mon fils décédé le 1er avril 2008.

J Georges Laporte