JEUNES ET JOLIMENT EN FORME...

Publié le 18 juin 2013

Comme plusieurs d’entre vous, j’avais les paupières lourdes et très envie d’aller me coucher, mais je ne voulais pas rater le dénouement du premier match de la série finale de la coupe Stanley.

Comme ça se passe très souvent dans ce genre de situation, c’est une rondelle déviée qui a trouvé le fond du filet pour donner la victoire aux Blackhawks devant une foule en délire. Ce n’est toutefois pas cela qui a retenu mon attention.

Durant les périodes de prolongation, la caméra nous montrait parfois Bobby Hull et Scotty Bowman, assis quelque part dans le vaste United Center. Bobby Hull a longtemps été le patineur le plus populaire à Chicago et un peu partout à travers la ligue tandis que Bowman, rusé comme un Sioux, a gagné neuf coupes Stanley à Montréal, Pittsburgh et Détroit avec des équipes «paquetées aux as».

Même si je ne pouvais pas communiquer avec eux, je suis persuadé que Hull et Bowman pensaient exactement la même chose que moi: il faut être jeune et joliment en forme pour patiner à vive allure et encaisser de violentes mises en échec pendant presque six périodes. Faut-il s’étonner qu’à la fin du match les joueurs des deux équipes étaient tellement épuisés qu’ils avaient du mal à mettre un patin devant l’autre.

On ne se gêne pas pour dire ou écrire que les athlètes professionnels sont trop grassement payés. C’est particulièrement vrai dans le cas des joueurs marginaux qui se plaisent à se comparer aux meilleurs quand vient le temps de négocier leur contrat. Il y a aussi ces grandes vedettes qui «s’asseoient sur leur steak» après avoir arraché une fortune à leurs employeurs.

Le fait reste qu’il faut avoir un talent particulier et une grande force de caractère pour faire carrière dans la Ligue nationale de hockey. En général, les gars travaillent fort pour mériter leur salaire, tout en sachant très bien que leur carrière peut prendre fin du jour au lendemain à cause d’une blessure grave.

EN RAFALES

• Glen Sather a choisi le bon homme pour diriger les Rangers. ALAIN VIGNEAULT a fait ses preuves à Montréal et à Vancouver et il est prêt à relever un tel défi.

• DON CHERRY, toujours si populaire au Canada anglais et tellement contesté au Québec, aime beaucoup retourner dans le passé pour appuyer ses commentaires. Selon lui, ÉQUIPE CANADA 1976 est la meilleure équipe de hockey de tous les temps. Quand on pense que la brigade défensive était composée de Bobby Orr, Denis Potvin, Larry Robinson, Serge Savard et Guy Lapointe, il est plutôt difficile de le contredire. À l’avant, il y avait Bobby Hull, Phil Esposito, Gilbert Perreault, Darryl Sittler, Guy Lafleur, Marcel Dionne, Lanny McDonald, Bobby Clarke, Reggie Leach, Steve Shutt, Pete Mahovlich, Richard Martin, Bill Barber, Danny Gare et Bob Gainey. Devant le filet:le petit ROGATIEN VACHON, de Palmarolle, au somment de son art. L’équipe était dirigée par Scotty Bowman, Don Cherry, Bobby Kromm et Al MacNeil. Si vous trouvez mieux, faites-moi signe.

• Bravo à PAUL MacLEAN pour son trophée Jack Adams. Il a fait des miracles avec une équipe décimée par les blessures.

• MIGUEL CABRERA, des Tigers de Détroit, frappe si bien la balle qu’il pourrait gagner la Triple couronne deux fois de suite, ce qui serait un exploit absolument extraordinaire. Il forme un «one-two punch» du tonnerre avec le gros PRINCE FIELDER. Les chroniqueurs de baseball ont commencé à les comparer à d’autres duos légendaires: Maris-Mantle, Ruth-Gehrig, McCovey-Mays et Ortiz-Ramirez.

• Les Penguins de Pittsburgh ont accordé un contre de confiance à l’entraîneurs DAN BYLSMA et un riche contrat de huit ans au joueur de centre EVGENI MALKIN. Ça se comprend facilement: Bylsma présente une moyenne de ,690 derrière le banc des Penguins et Malkin, âgé de seulement 26 ans, est indiscutablement un des meilleurs joueurs de la LNH.

N.B. Je vous invite à lire ma chronique quotidienne en cliquant sur: www.lescoulissesdusport.ca Bonne semaine.