Le respect… pour tous les âges!

Patrick Vaillancourt patrick.vaillancourt@tc.tc
Publié le 16 janvier 2012

Lundi soir dernier, la nouvelle rapportée en exclusivité par l’Écho a ébranlé bien des chaumières. Un enseignant a été retiré des cours de secondaire 5 suite à des allégations de voies de fait et de menaces par quelques élèves. La page Facebook de l’Écho a alors été assaillie de commentaires, ce qui a laissé place à un certain débat.

Tout d’abord, pour ceux qui demandaient qui était le professeur, sachez qu’il est interdit pour un média de divulguer un nom tant que la personne n’a pas comparu au palais de justice, donc que les accusations formelles soient déposées.

Le but de ce commentaire n’est pas de jeter de l’huile sur le feu, mais bien pour faire la lumière et tenter d’avancer certains points sur une valeur qui a perdu bien des adeptes… le respect.

Bien des questions peuvent surgir en repensant aux événements. Est-ce que les jeunes auraient poussé à bout l’enseignant pour que ce dernier profère des menaces? Est-ce qu’il s’agissait d’un simple écart de conduite de l’adulte? Trop tôt pour répondre à ces questions. Mais la génération d’aujourd’hui, en majorité, manque de respect. L’enfant est devenu roi, et sa royauté est son entourage. Tout commence par la façon dont les parents éduquent leurs enfants. Comment penser qu’un enfant dans les années 1960 pouvait être irrespectueux à l’égard du frère qui donnait les cours? Et hop, un gros coup de règle sur les doigts, quand ce n’était pas les coups de palette au derrière. Je ne dis pas que c’était bien, mais les jeunes avaient besoin de se tenir sages. Ou même avec la traditionnelle phrase de la mère : «Attends lorsque ton père va arriver! » Pour l’enfant, il savait qu’il avait été trop loin en entendant cette phrase.

Je me rappelle déjà avoir poussé à bout un professeur au secondaire, et cette fois-là, l’enseignant m’avait soulevé pour me projeter au travers du cadre de porte. J’avais atterri sur mes fesses le dos au couloir devant la porte. Je n’avais même pas songé à poursuivre le professeur… je savais que j’avais couru après!

Les temps ont bien changé. Aujourd’hui, le jeune portera plainte s’il se fait pointer du doigt. L’exemple est poussé à l’extrême, mais nous ne sommes pas très loin de la vérité.

Et même, le marché du travail doit désormais s’adapter à la génération « Y ». Dès leur entrée dans le monde du travail, le jeune qui vient de quitter les bancs d’école désire un travail à temps plein, un bon salaire, un horaire potable, de jour, mais pas trop de bonne heure, et surtout pas travailler les soirs et les fins de semaine. Pourtant, il y a un commencement à tout.

Le respect se joue à deux. C’est ridicule de penser qu’un enseignant peut traiter un jeune d’innocent et de bon rien, mais ç’a toujours existé. Est-ce que je dis que ça sa place? Non. Autant qu’un jeune qui envoie promener un adulte.