J’ai perdu mon nom à The Price is Right!

Francine Beaupré francine.beaupre@tc.tc
Publié le 16 septembre 2011

Ne vous en faites pas, je n’ai pas perdu mon nom à cause d’un comportement que les biens pensants pourraient réprouver. C’est plutôt littéralement que je l’ai perdu! J’ai trop sauté dans les bras de mes copines et ceux de ma fille, au risque de les blesser! J’en ai perdu mon étiquette! Non, mais quand même, allez perdre son nom devant plus de 700,000 spectateurs! Franchement, Francine!

L’expérience que nous avons connue cette semaine restera à jamais gravée dans nos mémoires. Mais ce n’est rien comparativement à la stupeur de se voir sur grand écran, sauter et crier comme des perdues après un frigidaire, comme dirait mon ami André Mercier.

L’enregistrement d’un jeu télévisé demande beaucoup de patience. Mais, grâce à la présence de copines un peu fofolles, le temps est moins long.

Par contre, il faut y être pour comprendre toute la mécanique de cette émission. On nous accueille avec enthousiasme; je dirais même beaucoup d’enthousiasme! 250 personnes qui se massent à l’entrée d’un entrepôt de l’aéroport de St-Hubert, ça déplace beaucoup d’air. On dirait un bouquet multicolore de groupes arborant tous des t-shirts super qui, à la maison, semblaient être les mieux pour attirer l’attention.

Mais peu importe, il faut y croire, être convaincu que c’est notre équipe qui fera le meilleur spectacle. Il faut surtout convaincre ceux qui nous reçoivent dans ce qui ressemble à une audition que nous offrirons le meilleur spectacle. Il faut quand même que le spectateur apprécie et on ne peut l’empêcher de comparer avec l’originale. Sauter, danser, crier est de mise et l’on ne cessera de nous le rappeler. Ça ne peut qu’influencer un comportement. En troupeau, l’homme et la fille aussi, se comporte parfois bien bizarrement!

Puis la magie opère lorsqu’on entre en studio! Toute cette foule surexcitée qui tantôt déplaçait de l’air fait monter la température à un degré presque inacceptable. Mais pourquoi se plaindre, on est à The Price is Right!

Ensuite, ça déboule. Michel Lacroix, de sa voix de stentor, appelle un à un les participants et Philippe Bound se fait sauter dessus par tous ceux qui montent sur scène. Tant qu’on est assise à notre place; assise étant une façon de parler, on voit bien les articles, on devine facilement les prix, on crie nos certitudes! Pareil pour vous dans votre salon je gage! Mais quand on entend «Frrraaannnciiiinne Beauprééééé, c’est à vous de jouer», il se fait comme un vide et la pensée immédiate se résume à «c’est moi, c’est moi…faut pas que je m’enfarge dans mes chums, les fils électriques et les autres concurrents». Je risque la mise de 232$ pour des chaises que je ne vois pas; que voulez-vous je suis trop petite pour voir d’où je suis. Manquée, la chance de monter sur scène, de donner un beau bec à Philippe Bound et de gagner une Nissan! Mais j’ai gagné des heures de plaisir avec mes amies et surtout; non négligeable, 100$ d’essuie-tout, de papier mouchoirs, de bouffe à chien et d’autres choses encore que je ne pourrais vous nommer!