Réflexions d'une convalescente

Sylvie Lachapelle, conseillère du District 1

Publié le 18 mai 2015
Sylvie Lachapelle
(Photo L’Écho archives)

OPINION. Voici une lettre ouverte de la conseillère municipale du district de Parent, Sylvie Lachapelle

Pour donner suite aux commentaires et déclarations qui ont surgi de toute part après la signature du registre en avril, alors que 90 personnes de Parent ont exercé un droit démocratique, voici mes commentaires.

 

Je voudrais d'abord souligner que je ne me sers pas des médias pour faire passer ce que je pense. C'est lorsque les médias me contactent, que je réponds à leurs questions.

 

Nous sommes à 300 km du centre-ville, et malgré cela, nous payons aussi pour le Colisée, la piste cyclable, le ski, dont nous ne profitons pas.

Concernant les égouts, avec une subvention de 85 %, les ménages concernés devraient payer environ 14 000 $, soit 700 $ pendant 20 ans, répartis sur les taxes. Pour notre petite population, pour notre district, ça n'a aucun sens. Lors de discussions privées, mais non confidentielles, avec des instances de la ville, il ressortait qu'il serait presque impossible d'obtenir 95 % du financement puisque nous étions fusionnés avec La Tuque et que nous comptons alors pour une population de plus de 10 000 personnes. Ainsi, nous tentons, de concert avec la Ville, de trouver un projet plus abordable pour l'ensemble de la population.

 

Quant au toit de la patinoire, j'ai dit et redit que c'était un projet de 400 000 $ et que nous ne pouvions payer ce montant puisque nous avons une population de seulement 385 personnes.

 

Par ailleurs, c'est vrai que je ne me suis pas opposée à l'adoption du budget en décembre. Toutefois, en quoi cette décision et la signature du registre par les citoyennes et les citoyens sont-elles liées ?

Des gens ont exercé un droit démocratique et c'est tant mieux. Rien n’empêche le premier magistrat de la ville d'aller de l'avant avec les projets visés par le registre. Faut-il toujours être en accord ? Je crois qu'il est sain d'avoir diverses opinions autour d'une table. Qu'en pensez-vous ?

 

Dans la foulée de la signature du registre, le premier magistrat a aussi cru bon de traiter de mes absences au conseil. J'aimerais donc préciser quelques faits. Lors de mon premier mandat (2009 à 2013), les gens me disaient que j'étais plus souvent à La Tuque qu'a Parent. Même que des intervenants-es me disaient: «C'est plaisant Mme Lachapelle, c'est la première fois que nous avons autant de rencontres avec la personne représentant Parent». Lorsque je ne suis pas à La Tuque, je participe aux réunions par vidéo-conférence, de Parent. Toutefois, il est vrai que depuis mon deuxième mandat, j'ai dû m'absenter plusieurs fois. J'imagine que comme plusieurs, vous estimez que la santé et le bien-être de vos parents sont prioritaires... Mon père, qui n'est plus autonome, a beaucoup eu besoin de moi au cours des dernières années. Mon conjoint a eu le cancer et ça ne se règle pas en un mois. Je suis aussi aux prises avec des problèmes de santé et je me suis fait opérer le 14 avril dernier. D'habitude, avril est un mois plus tranquille, pour moi. Les instances de la Ville étaient au courant de ma réalité. Il était clair que je ne participerais pas aux réunions d’avril. Ceci ne m'empêche pas de travailler sur mes dossiers et de faire le suivi avec le directeur général de la Ville.

J'ai toujours à cœur mon travail de conseillère et les gens savent où me joindre 7 jours sur 7. Je suis toujours à leur service et je réponds aux demandes des gens. Pendant des mois, nous n'avons pas eu de secrétaire au bureau municipal. Les gens venaient me voir pour une foule de service, que je leur rendais, des photocopies par exemple, même si ce n'était pas dans mes tâches. Je travaille assidûment avec le comité de loisirs pour que nous puissions offrir des activités à nos jeunes. Je travaille aussi pour que le système 811 soit plus efficace à Parent, bientôt nous aurons des cours de RCR, etc. Bref, je ne compte pas mes heures.

 

Concernant la diffusion, j'en ai effectivement parlé, puisqu’à plusieurs reprises, alors que je parlais des services disponibles pour le District 1, le maire actuel me répondait que si nous n'étions pas satisfaits des services que nous avions, nous n'avions qu'à défusionner Parent et Base du Radar. Le District 1 est beaucoup plus grand... De plus, ce n'est pas moi qui déciderai du sort de Parent, la population a le droit de parole et c'est à elle de décider.

 

Finalement, les gens se questionnent si c'est bien vrai que la réunion du conseil de quartier du 26 mai se tiendra à Clova. Eh bien oui, c'est la réalité malgré mon désaccord. Je n'ai aucun problème avec Clova, mais la population compte une trentaine de personnes, alors qu'à Parent, elle est de 385. Dans le contexte actuel, c'est important de réunir les conditions favorables pour que le plus de personnes possible puissent s'exprimer. Ce sera bien difficile si la rencontre se tient à Clova.

Quant à moi, je vais poursuivre mon mandat dans la transparence et continuer à travailler pour les gens du District 1.

 

Sylvie Lachapelle

 

Conseillère du District 1, Parent