Une chance qu'on s'a

Semaine de la déficience intellectuelle

Publié le 10 mars 2015
Semaine de la déficience intellectuelle

OPINION. Nous sommes les sœurs, belle-sœur et nièce de Nathalie Comeau. Nathalie vit à La Tuque, avec la trisomie 21, elle a 49 ans.

Il nous aura pris 34 ans après le départ de notre mère et 19 ans après celui de notre père, pour trouver notre façon à nous de travailler ensemble pour son bien-être.

Il y a eu des déménagements, plusieurs sacrifices, des obstacles à chaque tournant, des appels à l’aide, de grands moments de colère et de désespoir. Il y a eu des rapprochements, des victoires à presque tous les défis, des mains qui se sont tendues, de grands moments de bonheur et d’espoir.

Nous avons trouvé notre force dans nos différences. Au lieu de nous séparer, maintenant, elles nous complètent - que ce soit l’âge, la disponibilité et nos façons de penser. Elles nous amènent naturellement à plus de patience, à une plus grande flexibilité et nous donnent le courage de faire face à la rigidité de certains individus, de certains établissements.

Nathalie est pour nous un cadeau, parfois mal emballé, mais toujours un cadeau. Nous sommes toutes meilleures à son contact, c’est une question de choix et de cœur.

Il ne faut pas se le cacher, ce n’est pas facile. Nous devons continuellement nous adapter aux changements, aux préjugés, même en 2014, mais nous sommes la preuve que c’est possible. Ensemble.

Annie Comeau, La Tuque