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Chez le Canadien : la stratégie du vide

Publié le 30 juillet 2017

©Getty Images

PAR OLIVIER NIQUET. Pendant que tous les yeux et les oreilles sont tournés vers la course de Formule électrique qui sera visiblement un succès foudroyant, on oublie qu’il se passe des choses avec Canadien.

Une analyse poussée des derniers mouvements nous force à constater que c’est Jonathan Drouin qui comblera le vide laissé par Alexander Radulov. Il s’agit d’un grand dentier à chausser.

Ales Hemsky, lui, comblera le vide laissé par Alexander Semin il y a trois ans. Le poste de joueur dont on ne s’attend à rien et qui n’apportera effectivement rien était vacant depuis le départ du joueur russe.

Sinon, pour combler les besoins à la défense, Marc Bergevin s’est tourné vers le passé. Le directeur général a sorti les petits canons en offrant un contrat à Mark Streit, le défenseur suisse que Canadien avait mis sur la mappe il y a quelques années.

Streit est un expert de la polyvalence, comme dirait l’autre. Il peut jouer un rôle d’attaquant défensif, de défenseur offensif ou de remplisseur de bouteilles d’eau neutre. À 40 ans, c’est possiblement à cette dernière position qu’il performera le mieux.

On se souvient aussi de son charmant accent et de sa tendance au bégaiement inversé. «Ça va mieux mieux», disait-il souvent au cours des entrevues de fond qu’il accordait entre les périodes, le tout avec un accent digne d’Astérix chez les Helvètes.

Streit sera là pour combler le vide laissé par le départ d’Andreï Markov. C’est ce qu’on appelle changer quatre trente sous pour trois trente sous.
Il reste que tout ça fait beaucoup beaucoup de vide. Plus que dans un discours de Justin Trudeau. On a bien hâte au moment où Canadien cessera de remplir des trous et commencera à construire quelque chose. À ce moment, tout devrait aller mieux mieux.