Vivre en région

Par Francine Beaupre
Vivre en région

PORTRAIT De retour à La Tuque depuis environ 6 ans, Kevin Goudreault est revenu dans son patelin par choix professionnel. Vivre à La Tuque demande une adaptation qui s’est facilement faite somme toute.

«Je suis revenu ici parce que j’avais une occasion intéressante. En arrivant chez St-Onge Ford, je montais d’échelon. Je devenais directeur», explique-t-il. «Dans les régions éloignées, on a beaucoup plus d’opportunité de monter rapidement dans la hiérarchie», estime-t-il. «J’ai de mes amis à Québec, et depuis tout ce temps, ils n’ont toujours pas de poste permanent».

Bien entendu, en venant s’installer ici, il a dû changer son rythme de vie. «Ici, j’ai commencé à chasser, à aller en forêt. C’est très différent de la grande ville, mais je ne suis pas malheureux, au contraire», précise-t-il avec un sourire. Il y a plusieurs avantages à vivre dans une ville de la taille de La Tuque. «Ici, j’ai mon billet de saison pour les spectacles au Complexe culturel. On a des bons spectacles, des gros noms. À Québec, ça serait impossible, ce n’est pas abordable. On a des activités au centre-ville. On a de gros événements comme le 12 heures. Le coût de la vie est bien plus bas ici. Les maisons sont abordables. On n’a rien à envier aux grandes villes.»

Ce qui lui plaisait aussi dans son aventure des Loups de La Tuque, c’était que ça permettait de conserver un CÉGEP ici. «Quand on ne peut pas garder nos jeunes pour leurs études, ils partent et peu reviennent. Ils se trouvent un emploi, ils se font une blonde ou un chum et s’établissent ailleurs. Pas nécessairement parce qu’ils aiment mieux la grande ville, mais parce qu’ils s’y installent pour leurs études», croit-il.

Il aimerait bien qu’on arrête l’exode des gens. Il trouve que Ville La Tuque fait de bonnes choses. «Ils travaillent très fort là-dessus. On est rendu là. On est rendu à créer de l’emploi, à garder nos jeunes et à créer de la prospérité. Chacun de nous est une bille dans le roulement. Je sais qu’on ne change pas le monde avec plus de jeunes, plus de voitures vendues ou une équipe de hockey, mais on doit essayer et y croire», déclare l’homme d’affaires.

Il estime que la région est un bon endroit pour investir. Le coût de l’immobilier étant plus bas, il est plus facile pour un jeune de devenir propriétaire de multi logements par exemple. Une des choses qui l’irrite un peu parfois, c’est le défaitisme de certaines personnes. «Ce n’est pas vrai que nous sommes trop petits pour avoir de belles et grandes choses. On a autant droit que partout ailleurs d’avoir des choses intéressantes, d’avoir de l’ambition», fait-il remarquer. «On doit investir chez nous», conclut-il.

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