«Une sonnerie remarquable»

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Par Michel Scarpino
«Une sonnerie remarquable»
Dans l'ordre habituel

PATRIMOINE. À l’heure où l’on parle beaucoup de la sauvegarde de l’église St-Zéphirin, un élément milite encore plus en sa faveur : ses cloches. Récemment à La Tuque, Michel Rowan, expert conseil en cloches d’église, est venu à La Tuque rencontrer les autorités de la paroisse St-Martin-de-Tours.

«Une sonnerie remarquable», voilà comment il qualifie le son qui retentit du clocher de St-Zéphirin. Certes, la sonnerie paroissiale ne retentit plus depuis quelques semaines, mais lors de son passage à La Tuque, M. Rowan avait de bons souvenirs de sa sonorité.

Lorsqu’il était jeune étudiant, en 1968, il s’était arrêté à La Tuque pour les entendre, puis, en 1995, lors d’un voyage entre Alma et Trois-Rivières. «Elles sont bien cachées, et bien abritées», a-t-il fait remarquer.

Ainsi, il a rappelé que les cinq cloches de St-Zéphirin sont arrivées à La Tuque en 1957, importées d’Angleterre. «Il y avait eu trois grandes livraisons de cloches dans ces années-là, La Tuque, Ste-Anne-de-Beaupré (1958) et Christ-Roi de Chicoutimi (1955), notamment. Le 20e siècle a donné lieu à bon nombre de constructions d’églises et les cloches arrivaient d’Europe. John Taylor, de Loughborough, Angleterre, en a été le fondeur et la maison Cogné de Montréal a réalisé le système électrique. Ce système a été refait à neuf par des bénévoles locaux en 2001-2002 et d’autres rénovations ont été apportées il y a peu de temps. Les anciens contrôles électriques ont été remplacés par un automate programmable.

Chacune d’elles porte un nom : Louis, Anne, Eugène, Marie-Reine-Dumont et Georges-Léon.

Leur poids total est de 23 800 livres et si on avait à reproduire le même clocher aujourd’hui, il en coûterait ½ million $.

On peut les voir et les entendre ici.

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