Une ressource afin d’encadrer les victimes

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Par Patrick Vaillancourt
Une ressource afin d’encadrer les victimes
Valérie Lepage inspire la confiance chez la clientèle latuquoise en étant originaire d'ici.

Le Centre d’aide aux victimes d’actes criminels (CAVAC) existe depuis près de 25 ans au Québec, et depuis neuf ans, on retrouve un point de service à La Tuque. Cette ressource permet aux victimes d’être mieux encadrées, mais le service est aussi disponible pour les témoins d’actes criminels. Le saviez-vous?

Parmi les formes d’aide disponible, il existe l’intervention post-traumatique, l’information sur les droits et les recours, l’accompagnement, l’assistance technique, et l’orientation vers les services spécialisés.

« Nos services sont disponibles pour les victimes d’actes criminels, mais aussi pour les témoins d’actes criminels au niveau de la poursuite, explique Dave Lysight, directeur général par intérim des CAVAC de la Mauricie. On oublie souvent que les témoins peuvent avoir des impacts et des conséquences. »

Plusieurs particularités existent à La Tuque contrairement à d’autres endroits, notamment le travail avec la clientèle autochtone. « En plus du travail à La Tuque avec les Autochtones, notre ressource, Valérie Lepage se rend d’une à deux fois par mois à Wemotaci afin d’offrir les services dans la communauté. Que la personne victime soit autochtone ou non, elle reçoit les mêmes informations. C’est peut-être au niveau de l’approche que ça diffère. D’ailleurs, des formations ont été données à nos intervenants afin qu’ils comprennent les réalités des Autochtones », affirme M. Lysight.

Autre fait particulier à La Tuque, c’est le projet Tournesol mis de l’avant par le Centre de santé. Plusieurs organismes partagent la même table afin d’échanger des informations et des contacts. Par exemple, il peut y avoir de l’échange entre le CAVAC et le Toit de l’Amitié concernant la violence ou la santé mentale. « Il y a un réseautage important et c’est ce qui est intéressant à La Tuque », confirme le directeur général par intérim qui siège pour le projet Tournesol.

De plus en plus, les gens sont moins réfractaires à utiliser les services du CAVAC. La preuve, en 2011-2012, 83 nouvelles personnes ont profité des services à La Tuque, pour un total de 112 personnes.

Bien entendu, le service est entièrement confidentiel, et il n’est pas nécessaire d’être aux prises avec une procédure judiciaire pour recevoir les services. « Les interventions sont toujours faites dans le respect de la personne, de son rythme et de son caractère », précise M. Lysight.

Le CAVAC de La Tuque est situé à l’intérieur du palais de justice au 2e étage du Carrefour La Tuque.

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