Un nouvel outil pour la SQ

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Par Patrick Vaillancourt
Un nouvel outil pour la SQ
« C'est génial cet appareil-là! C'est très précis»

Grâce à un nouveau cinémomètre laser qui est arrivé au poste de la Sûreté du Québec de Ville de La Tuque en mai dernier, les policiers sont maintenant en mesure de cibler les véhicules rapides dans la circulation dense, ce qui était impossible avec le conventionnel cinémomètre radar, aussi appelé Doppler.

Avec l’ajout du cinémomètre laser, le poste de La Tuque compte maintenant six appareils Doppler¬ installés sur le tableau de bord de six véhicules, deux autres Doppler portatifs servant aux patrouilleurs en motoneige, en quad et en bateau, puis l’appareil laser qui sert dans la circulation dense. Ce dernier vaut quatre fois plus cher que le radar conventionnel.

Le sergent Alain Riendeau explique les différences entre les appareils. « Le Doppler mesure la vitesse par les ondes radio, tandis que le laser mesure la distance et le temps de déplacement sur une distance. Le radar traditionnel envoie un faisceau large et à 100 mètres, il capte les ondes d’une largeur de quatre voies de circulation. Le Doppler peut être utilisé en étant en mouvement ou immobile. Le laser dirige un faisceau étroit et à 100 mètres de distance, il capte une largeur maximale de trois pieds. Donc, c’est plus facile de cibler un véhicule dans la circulation dense. Toutefois, on doit être stable pour utiliser le laser. » « Par exemple, si deux véhicules s’en viennent et deux autres qui s’en vont sur le boulevard Ducharme, l’appareil radar ne choisit pas obligatoirement le plus rapide. Habituellement, il va cibler le plus gros et le plus près du radar, mais ce n’est pas une règle absolue. C’est beaucoup plus facile pour un conducteur de contester une contravention de vitesse en circulation dense lorsqu’on travaille avec le radar. Avec le laser, le conducteur peut contester, mais il ne gagnera pas sa cause, puisque la marge d’erreur du laser est presque absente. »

Toutefois, les policiers ne se fient pas seulement à l’appareil lorsqu’il vient le temps de mesurer la vitesse d’un véhicule. « Les policiers doivent se servir de l’historique de détection, qui comprend aussi une estimation visuelle de la vitesse du véhicule, poursuit le sergent Riendeau. L’appareil ne doit pas être le boss du policier, mais un outil de plus pour faire son travail. » « L’appareil radar peut mesurer la vitesse lorsque la cible avance à 15 km/h, pas en dessous. Le laser est tellement précis, qu’il est capable de capter un objet fixe ou la vitesse d’un piéton. Il peut même capter la vitesse à plusieurs kilomètres de distance, mais on ne conseille pas à nos policiers d’aller chercher les véhicules aussi loin puisqu’il manque alors un élément à l’historique de détection, soit l’estimation visuelle. Et dans ces cas-là, nous ne pouvons pas donner de contravention. On était déjà un poste performant et maintenant, nous pouvons travailler dans la circulation dense. Auparavant, il n’y avait que les postes routiers qui étaient munis de l’appareil laser. C’est pour cette raison que nous avons eu l’appareil plus tardivement que d’autres postes », conclut M. Riendeau.

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