Un jeune couple fait revivre le Domaine McCormick

Photo de Patrick Vaillancourt
Par Patrick Vaillancourt

En circulant sur la route 155 dans le secteur de Grande-Anse, nous pouvons apercevoir une affiche signalant le Domaine McCormick depuis le début de l’été. Claudy Perron et Sébastien Durette ont acheté le domaine d’une superficie de 25 acres pour y développer de l’hébergement haut de gamme en tourisme individuel et corporatif. Une rencontre avec le couple a permis de constater l’ampleur du travail accompli et qui reste à faire.

Claudy et Sébastien se sont rencontrés à La Tuque en 2002, lors de l’arrivée de la jeune femme de 27 ans, en étant tous les deux ambulanciers de métier.

Mais pourquoi avoir acheté le Domaine McCormick avec ses bâtisses délabrées? «C’était notre projet de vie. On voulait avoir notre petit lopin de terre en campagne pour y développer une ferme personnelle, notre rêve», raconte l’homme de 34 ans. «Nous avons vu la pancarte à vendre par hasard en passant devant. Il y avait tout ce qu’on désirait ici», explique Claudy.

Sébastien détenait des parts dans la Banque des techniciens ambulanciers du Québec (BTAQ) à La Tuque, et c’est en vendant ses parts que le couple a pu procéder à l’acquisition du domaine en décembre 2004. «Nous étions les 42es à visiter le terrain. Comme c’était difficile à vendre, l’ancien propriétaire avait sectionné le terrain en quatre pour plus de facilité à le vendre. Mais ce qu’on voulait c’était le tout», ajoute Claudy.

Le travail commence

Avec les 11 bâtiments en piteux état, de la grosse besogne attendait le jeune couple. Jusqu’à maintenant, ils ont investi plus de 750 000 $ depuis l’achat du domaine.

«Toutes les bâtisses devaient être rafistolées. L’aqueduc devait être changé au complet, tout comme le système électrique. L’architecture était maganée, mais il y avait encore du potentiel. On savait que les gens avaient toujours un intérêt pour le côté historique des bâtisses. Lorsque nous avons acheté le terrain, on avait un projet en tête, mais on ne savait pas quoi encore ni quand on allait le développer», explique M Durette.

Pendant l’année 2005, le couple a mis tous leurs efforts pour empêcher la détérioration des bâtiments. Ils ont effectué environ les deux tiers du travail, et d’autres travaux ont été octroyés à des compagnies de La Tuque et St-Tite en majorité.

Les nouveaux propriétaires auraient pu raser les immeubles pour en rebâtir des neufs. «On voulait conserver les bâtiments existants, ajoute Claudy. Ça donne un gros avantage pour le cachet historique.» «Ça nous coûte peut-être plus cher, mais nous aurons sûrement plus de clients, complète Sébastien. Nous avons l’histoire des vieux bâtiments alors c’était clair qu’on devait les préserver. Mais, on se posait beaucoup de questions à propos du fameux château. Nous ne savons pas encore ce que nous allons faire avec. C’est pourquoi nous avons embauché une firme spécialisée pour qu’elle réalise une étude de marché. Nous sommes en attente de l’étude. Mais les gens de la firme nous disaient qu’on avait le potentiel pour développer quelque chose de gros. Avec le temps, nous avons compris que notre attrait allait être le château avec les nombreuses questions qu’on se fait poser.»

Si tout fonctionne comme le couple le désire, le Domaine McCormick aura une possibilité d’accueil de 50 personnes au minimum.

Jusqu’à maintenant, trois bâtiments ont été restaurés pour devenir des chalets qui sont en location depuis 2006. L’ancienne maison d’hiver du domaine a aussi été améliorée pour devenir le poste d’accueil. «Mais nous ne voulons pas non plus focaliser sur l’histoire des lieux, affirme Claudy. On ne veut pas «brûler» l’histoire qu’il y a ici.»

Une drôle de coïncidence

Lorsque Claudy et Sébastien venaient de soumettre leur première offre d’achat en 2004, ils étaient tous deux en service ensemble comme ambulancier, et ils ont dû secourir une dame. L’amie de la blessée s’est assise devant avec Sébastien et ce dernier a parlé un peu de son projet, mais sans en dire trop.

Lorsqu’ils ont terminé leur travail, Claudy s’est tournée vers Sébastien pour lui demander s’il savait avec qui il était assis. Il s’agissait de Louise Lacoursière, l’auteure des livres sur la vie d’Anne Stillman-McCormick. «Nous avons rebroussé chemin pour aller discuter plus en détail avec Mme Lacoursière», raconte M. Durette.

Pour en savoir plus sur le domaine, vous pouvez visiter le site web au www.domainemccormick.com.

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