Stimuler la passion des Atikamekws pour le septième art

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Par Michel Scarpino
Stimuler la passion des Atikamekws pour le septième art

ARTS VISUELS. Créé en 2004 par la cinéaste Manon Barbeau, le Conseil de la Nation Atikamekw et le Conseil des jeunes des Première Nations, le Wapikon, un studio mobile, initie les jeunes et les adultes aux merveilles du septième art, dans leur communauté.

Wapikoni Mobile s’est récemment arrêté à Obedjiwan pour un séjour de cinq semaines qui vient de se terminer avec 4 courts métrages. Au terme de cette escale, quatre courts-métrages ont été réalisés par des gens de la communauté et ils ont été projetés dernièrement en présence des producteurs Jean-Marc E.Roy et Philippe David Gagné. Ce sont eux qui avaient tourné le court-métrage Bleu Tonnerre, présenté à Cannes en sélection officielle à la Quinzaine des réalisateurs.

«Depuis sa première présence en 2004, le Wapikoni a créé 40 films et 4 films cette année avec les jeunes d’Opitciwan. La très grande majorité des films est disponible sur le site du Wapikoni», indique Étienne Lalonde, assistant aux communications du Wapikoni Mobile.

Sur Wikipedia, on définit le Wapikoni Mobile comme «un organisme de médiation, d’intervention, de formation et de création audiovisuelles qui s’adresse aux jeunes autochtones dans le but de contrer les taux élevés de suicide, de décrochage scolaire et de toxicomanie».

Un organisme qui remplit fort bien sa mission puisque le studio ambulant est aussi déjà passé à Wemotaci sept fois. Wapikoni y entamait même une visite qui se terminera par la traditionnelle projection devant la communauté le 15 juillet.

Chaque fois, en moyenne entre six et sept films sont tournées dans les communautés. Avec un studio audiovisuel, on stimule la créativité des Atikamekws en les impliquant directement dans tous les processus de pré et post production.

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