«Quand le Vestiaire est fermé, je m’ennuie» – Marthe Proulx

Par Francine Beaupre
«Quand le Vestiaire est fermé, je m’ennuie» – Marthe Proulx

Depuis que Sœur Marie l’a entendu dire qu’elle aimerait faire du bénévolat, le Vestiaire du Centre de bénévolat peut compter sur Marthe Proulx pour donner de son temps aux gens dans le besoin. «Mes enfants étaient assez vieux. Je ne voulais pas rester assise à tricoter ou jouer aux cartes chez moi» se remémore-t-elle 30 ans plus tard.

Pouvant compter sur environ 25 bénévoles, Marthe Proulx s’estime chanceuse de connaître l’atmosphère conviviale qui prévaut au sous-sol de l’église. Conscientes de la pauvreté qui existe dans notre communauté, elle et ses collègues travaillent année après année pour soutenir les familles dans le besoin. En 1998, on a reconnu son apport au Gala Volare.

«Nous avons moins de bénévoles qu’avant et nous sommes quatre à dépasser les 80 ans, mais on a gardé la qualité du service», déclare-t-elle dans un éclat de rire. «Bien sûr, certains peuvent être mécontents, mais en général, les gens sont reconnaissants». Plus de 2000 heures de bénévolat et près de 14 000 vêtements ont été redistribués en 2013.

À cela s’ajoute la grande campagne annuelle du Gâteau latuquois. Grâce à la générosité des gens, le Centre de dépannage offre des bons alimentaires en plus des vêtements. Elle établit aussi des liens avec les directions d’école pour venir en aide à des étudiants dans le besoin. «J’ai de bonnes bénévoles qui travaillent avec moi. Sans elles, ça ne serait pas possible», tient-elle à préciser.

Pour éviter l’essoufflement de ses bénévoles et parce qu’elle-même a été malade, les portes du Vestiaire n’ouvrent plus que 2 après-midi par semaine. «Les gens ne se sont pas trop plaints. On sert jusqu’à 20 personnes par jour. Comme le disait Soeur Marie: ce que tu reçois d’une main, redonne-le de l’autre», conclut-elle.

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