Pyrolyse: une étroite collaboration qui trouve tout son sens

Par Francine Beaupre

La décision de Développement économique Canada de financer à hauteur de 630 000 $ le projet de l’UQTR de pyrolyse de la biomasse forestière du Haut Saint-Maurice est accueilli avec enthousiasme par tous les partenaires au projet, dont l’École Forestière de La Tuque (EFLT).

C’est la forêt d’enseignement et de recherche Mailhot de l’EFLT qui accueillera l’unité mobile de pyrolyse. «Les chercheurs de l’UQTR avaient besoin d’un endroit à proximité pour faire les essais in vivo. Nous effectuons de la coupe, environ 2000 m3 par année, ce qui nous donnera un certain contrôle sur la matière première pour ces essais. De plus, à la forêt école, on retrouve toutes les essences d’arbres qui se retrouvent sur le territoire», soulignait Luc Marchand, directeur Recherche et Développement à l’EFLT.

«De plus, nous avons la fibre optique, ce qui est un avantage pour les chercheurs qui doivent avoir accès à un réseau informatique pour leurs ordinateurs», ajoutait M. Marchand. La proximité des opérations permettra de peaufiner les techniques de travail avec l’unité mobile. «C’est une nouvelle technologie et dans un avenir rapproché, on aura besoin d’opérateurs pour ces unités mobiles. Nous serons aux premières loges pour développer des formations pour cette nouvelle technologie», renchérissait Luc Marchand.

Bien entendu, les chercheurs de l’UQTR seront les personnes clés de ce projet. Afin de maximiser la production à moindre coût, différentes techniques opérationnelles seront analysées à la forêt d’enseignement et de recherche Mailhot. Évidemment, par la suite, le pyrolyseur sera appelé à se déplacer sur le territoire pour se rendre là où la biomasse se trouve en quantité importante.

La pyrolyse est une façon de valoriser plus de 600 000 mètres cubes de biomasse forestière que l’on retrouve sur le territoire du Haut Saint-Maurice. L’EFLT est présente à titre de partenaire afin d’être à la fine pointe de cette technologie. «Nous participons activement à cette nouvelle foresterie», concluait Luc Marchand. Et l’EFLT qui forme déjà les forestiers de demain deviendra une référence pour ceux qui seront appelés à travailler au sein même de cette nouvelle foresterie dont notre région se fait la précurseure.

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