Pour connaître l’histoire de nos forêts

Photo de Patrick Vaillancourt
Par Patrick Vaillancourt

L’auteur Sylvain Gingras a publié en 2008 son dernier volume historique, L’épopée de la forêt. En plus du livre qui contient 640 pages et plus de 1500 photos, on retrouve aussi avec le tome un DVD historique d’une quarantaine de minutes venant enrichir l’écrit. L’épopée de la forêt s’avère être un résumé des quatre premiers ouvrages historiques de l’auteur.

«En résumé, L’épopée de la forêt c’est l’industrie forestière avec les bûcherons, les draveurs et jobbers, les débuts de l’arpentage et du contrôle des feux de forêt, les prestigieux clubs de chasse et de pêche, les luxueux châteaux en bois rond, les pilotes de brousse, les gardiens de clubs, les guides, les trappeurs, les gardes-chasse, et bien plus. Le volume de 640 pages contient plus de 1500 photos», explique l’auteur Sylvain Gingras.

Qu’est-ce qui passionne l’écrivain de St-Raymond-de-Portneuf pour l’écriture historique? «Les rencontres que je peux faire avec les gens qui me racontent leurs histoires. Pour moi, je trouvais très impressionnant de voir tout ce qui touchait à la drave, avec les photos d’embâcles par exemple. Aussi, je suis particulièrement fier du DVD. Il y a un passage de deux minutes sur Félix Leclerc et la drave en Mauricie. Le film provient de l’Office national du film et ça coûté 2400 $ seulement pour ces deux minutes. Mais je suis content parce que ç’a donné quelque chose de beau.»

Il s’agit d’un projet de 60 000 $ en réunissant le livre et le DVD. «Ce n’est pas évident de publier à compte d’auteur, mais j’ai toujours réussi à faire les frais de mes projets, mais sans plus. Ce livre est mon ouvrage le plus complet», affirme M. Gingras.

Il existe plusieurs chapitres forts intéressants qui traitent de la Mauricie, dont un chapitre entier de 25 pages sur la région. On peut y lire des passages sur P’tit-Louis Descôteaux, un portageux qui transportait un minimum de trois pièces de 100 livres lorsqu’il portageait, sur Ann McCormick, l’histoire de la Laurentide, de la Belgo et de la Wayagamack; on retrouve aussi un passage sur La Tuque, la Brown Corporation, la compagnie de flottage en Mauricie, la Consol, le musée du bûcheron, les entreprises Groleau, Jean Crête, le Club le Triton et le lac Édouard.

En lisant le chapitre d’introduction sur la Mauricie, on y apprend que «de 1870 à 1873, on estime que le Saint-Maurice servait au transport d’un million de bûches à chaque printemps.»

Parmi les usines en Mauricie, c’est la Laurentide à Grand-Mère qui a été l’une des premières construites. «En 1881, le commerçant montréalais John Forman s’est rendu en Mauricie dans la paroisse de Ste-Flore, située près d’une grande chute d’eau et d’un rocher ayant la forme du visage d’une grand-mère. L’homme d’origine écossaise a aussitôt remarqué le riche potentiel de cette région pour implanter une usine de pâte. Il s’associait avec des partenaires et formait la Canada Pulp Co Ltd en 1882. (…) Cependant, le manque de capitaux a forcé l’entreprise à déclarer faillite en mars 1882. Par la suite, Forman a réussi à dénicher de nouveaux partenaires et fondait, le 1er juin 1887, la Laurentide Pulp Co Ltd

Les nombreuses photos contenues dans le volume sont marquantes. Plusieurs personnes pourront trouver un ancêtre ayant travaillé en forêt ou dans une usine. Par ce volume, l’auteur a voulu que le passé soit gravé à jamais dans nos mémoires.

Il est possible de communiquer avec l’auteur à l’adresse courriel s.gingras@globetrotteur.net.

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