Philippe Desharnais à l’aise dans le milieu

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Par Patrick Vaillancourt

La Société d’aide aux développements des collectivités (SADC) du Haut-St-Maurice a vu certains visages changés dernièrement, dont l’arrivée d’un nouveau directeur général au printemps dernier. L’Écho a rencontré Philippe Desharnais afin de mieux vous le faire connaître.

L’homme de 38 ans détient un passé professionnel chargé malgré son jeune âge. Son père est un homme de science, qui a complété un doctorat en Biochimie, et Philippe a toujours été attiré par le domaine de son père. «Mon père était consultant au centre de santé et il devait venir ici, alors que j’avais 14 ans. Je connais La Tuque depuis ce temps. J’ai effectué mes études à Trois-Rivières en finances.»

M. Desharnais a œuvré dans différentes SADC et différents CLD en province, en plus d’avoir été hommes d’affaires en démarrant sa propre compagnie. Puis, un retour à La Tuque de 2006 à 2008 pour un emploi à la Banque Nationale, avant de revenir en affaires, pour ensuite être embauché comme directeur général de la SADC au printemps 2011.

La mobilisation du milieu

M. Desharnais apprécie grandement le milieu qui se mobilise afin de relancer l’économie. «Les acteurs politiques sont très mobilisés parce qu’ils ont à cœur la région. Ça, je l’ai vu et je l’ai senti lors des jeudis centre-ville cet été. Le monde politique se parle beaucoup à La Tuque. Quand j’étais à Warwick, c’était complètement l’inverse alors que c’était les gens d’affaires qui étaient mobilisés. J’adore la concertation qui existe ici, parce qu’on ne se sent pas seul. C’est différent quand on doit développer le secteur économique et qu’on est le seul à le faire. Tout est en place pour aller de l’avant avec les nombreux projets sur la table. J’ai toujours eu besoin de défis, alors quand ça ne bougeait pas à mon goût, moi je bougeais.»

C’est la SADC qui chapeaute la planification stratégique, appuyée par le CLD, la municipalité et la Chambre de commerce. M. Desharnais devait assurer le suivi de la planification laissée par l’ancien directeur Marco Lethiecq, maintenant directeur général de la municipalité. «Marco a laissé la planification de façon à ce que ce soit facile de faire le suivi. Aussi, notre équipe est stable et autonome à la SADC. Ç’a été assez facile d’embarquer avec une ressource comme Marcel Massicotte qui a joué un rôle de facilitateur. Maintenant, je dois effectuer un travail de démarchage avec mes anciens contacts. Je dois visiter de promoteurs, et avoir des rencontres avec des professeurs d’université qui connaissent la réalité de La Tuque. Il faut voir comment on peut venir en aide à l’entrepreneuriat. Notre marché doit se rapprocher de notre matière première : la forêt. Par exemple, peut-être qu’on peut faire plus que des granules à partir de la biomasse. Alors c’est pourquoi nous devons voir ces choses avec les centres de recherche universitaire. En plus, j’adore ça parce que tout mon côté sciences est sollicité.»

Quel est le vœu de M. Desharnais comme première réalisation dans son mandat? «Recevoir une lettre d’intention pour qu’une entreprise s’installe ici, mais quelque chose de nouveau. Même si ça crée un emploi.»

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