Pas de transport «régulier» vers Jacques-Buteux

TRANSPORT. Une mère de deux enfants qui fréquentent l’école Jacques-Buteux, Valérie Doucet, doit composer avec des problèmes liés au transport de ses enfants vers cette école.

Celle-ci, qui a récemment déménagé dans une résidence du quartier Bel-Air, devrait normalement envoyer ses enfants à l’école Centrale. Mais une de ses filles a un TDAH et le syndrome de Pica. Elle soutient que ses enfants doivent continuer à fréquenter l’école Jacques-Buteux qui offre à sa fille l’environnement pour l’aider à continuer à cheminer. «J’ai une lettre d’un pédiatre qui appuie le fait que ma fille ne doit pas changer d’école», affirme d’entrée de jeu Mme Doucet.

Conséquence : si la Commission scolaire permet à sa fille de demeurer à l’école Jacques-Buteux, elle n’aura droit qu’au transport scolaire dit «optionnel», puisque le quartier Bel-Air n’est pas dans le territoire desservi pour cette école. Ainsi, pour prendre l’autobus, la fillette de 7 ans devra marcher 750 mètres. Devant la maladie de sa fille, la maman croit que c’est irréaliste de lui demander cela tous les jours. De plus, sa mère devra payer des frais pour utiliser le transport scolaire si elle l’utilise, en raison du caractère optionnel. Elle assure donc elle-même le transport vers l’école, tous les jours.

Appuis

Mme Doucet dit avoir l’appui de la directrice de l’école Jacques-Buteux, Julie Gagnon, de la psychologue de l’école ainsi que du commissaire Luc Gaudreault. Malgré cela, la Commission scolaire de l’Énergie n’a pas voulu donner suite à sa demande.

«Ce n’est pas un caprice, ma fille n’a pas le choix de demeurer à Jacques-Buteux», poursuit Valérie Doucet qui indique que son adresse est la résidence principale de ses enfants.

Se défendant que ce refus donne un caractère inhumain aux décisions de la Commission scolaire, le directeur général, Denis Lemaire, rappelle que la CS Énergie doit appliquer des normes relatives au transport scolaire des 6 380 élèves qui utilisent l’autobus pour se rendre vers ses écoles. 74 % des élèves de la Commission scolaire sont transportés vers l’une ou l’autre de ses écoles.

«On essaie de répondre à la majorité des particularités, mais nous gérons des fonds publics, nous avons des normes rigoureuses à respecter, précise M. Lemaire. Mme Doucet a demandé un service optionnel. Nous n’avons aucune obligation de l’amener à Jacques-Buteux, nous pouvons lui donner tous les services dont elle a besoin à l’école Centrale. Mais les parents ont décidé de l’amener à Jacques-Buteux. On a de la place, on obtempère, ça nous fait plaisir. Par contre, c’est clair que ça devient un service optionnel de transport ».

Également, il faut s’assurer que le circuit d’autobus passe suffisamment près pour que l’enfant puisse en bénéficier. Actuellement, l’autobus se passe à 750 mètres de la résidence de Mme Doucet. La règle est qu’un enfant ne doit pas marcher plus d’un kilomètre.

Il assure que tant les écoles Centrale que Jacques-Buteux disposent des ressources appropriées, soit des psychologues, psychoéducateurs, orthopédagogues.

«Si on n’a pas de normes strictes, ça devient un peu le capharnaüm. Alors on peut l’accommoder, mais son enfant va devoir marcher 750 mètres», affirme M. Lemaire.

Déterminée, Valérie Doucet rencontrera la députée Julie Boulet à la fin du mois pour lui expliquer son cas.