Parent : une destination à découvrir

Par superadmin

Notre groupe d’amis planifie chaque année un séjour de ski de fond et d’activités hivernales dans un coin différent du Québec. Après les Laurentides, Charlevoix et l’Outaouais, nous avons voulu explorer, en mars dernier, une région moins fréquentée, la Haute Mauricie, un endroit où la neige serait abondante, même à ce temps-là de l’année. Nous avons sélectionné le village de Parent, en plein bouclier canadien, entre La Tuque et Senneterre. Et nous n’avons pas été déçus.

Nous avons pris des renseignements sur les activités hivernales disponibles auprès de contacts locaux et avons réservé notre hébergement dans un très confortable chalet, sur un site enchanteur en bordure de la rivière Dandurand, soit au domaine L’Ombre du vent (819-667-2112 – http://www.ombreduvent.com/ ). On peut s’y rendre par la route à partir de La Tuque ou de Mont-Laurier ou par le sentier de motoneige 83, mais nous avons préféré voyager par le train Via Rail qui dessert les petits villages disséminés dans ce vaste territoire. Le voyage en train, même si un peu long, est des plus agréable : le personnel est attentionné, amplement de place pour les passagers et les bagages et on peut se reposer, marcher et manger tout en admirant le paysage de forêts, lacs, rivières et hameaux isolés.

Le séjour de cinq jours prévoyait plusieurs activités hivernales. Le premier jour nous avons fait une petite randonnée de mise en train en ski de fond sur la rivière Dandurand et sur le lac Mauser, ce qui nous a mené jusqu’au pied de la montagne du radar. Puis, nous avons exploré le village de Parent (dont les origines remontent à 1910°!) qui est pourvu des principaux services : CLSC, Caisse populaire, école, bureau de poste, comptoir de la SAQ, hébergements et pourvoiries nombreuses, épiceries et aussi des bars, dont le réputé Hotel Central, pour y rencontrer la population locale et se divertir en soirée. Les gens rencontrés étaient sympathiques et avenants, heureux d’échanger avec les visiteurs. Ce sont des villageois qui s’entraident et qui sont débrouillards du fait de l’éloignement; ce sont de grands amateurs de la nature ainsi que des sports et activités de plein air.

Le deuxième jour, nous avons entrepris une longue randonnée de 25 km sur les sentiers de traîneau à chiens et de motoneige des Expéditions boréales (819-667-2245 – eric.chagnon@kruger.com) pour nous rendre Chez François Gagnon (418-476-5375 – francoisgagnon@hotmail.fr), un gîte pour les randonneurs et motoneigistes de passages (et pour les vacanciers l’été) dans une baie enfoncée du grand lac Dandurand; nous y avons soupé et dormi. La température était très agréable et le soleil brillait – que demander de mieux? Faire du ski sur des sentiers de traîneaux à chien demande une petite adaptation, sans trop de peine, et on oublie vite ce détail devant la splendeur du paysage : boisés, collines et grands lacs se succédaient. Afin d’expérimenter un déplacement en traîneau à chiens, certains ont opté de faire une partie du trajet en traîneau et l’autre en ski. L’expérience de filer à bonne allure, bien au chaud dans un traîneau, valait pleinement la peine d’être vécue. Deux personnes ont même eu la chance de faire office de « musher ». Le lendemain nous avons fait le trajet de retour sur la même piste, en ski ou en traîneau.

Le quatrième jour, nous avons eu l’occasion unique d’accompagner Jocelyn, un guide de chasse et pêche expérimenté de la nation Atikamek, sur le lac Lorette, dans le territoire de chasse de sa famille, les Niquay. Il nous a montré les techniques traditionnelles de pêche que les autochtones utilisent, et comment ils trappent les castors qui sont nombreux. Le lendemain, nous sommes retournés avec lui vérifier si des animaux s’étaient pris aux pièges. Ce fut une belle expérience de côtoyer Jocelyn et des membres de sa famille, de voir comment ils installent leur campement de chasse et les pièges, sans compter les éléments culturels qui intervenaient au cours des conversations. Une expérience inoubliable au cours de laquelle nous avons expérimenté des conditions de blizzard sur ce grand lac.

Au cours de ces deux jours, nous avons aussi eu l’occasion de nous rendre au sommet de la montagne du radar pour voir les vestiges de la station que les Forces armées canadiennes ont opérée de 1952 à 1964. Cette station était l’un des maillons de la ligne DEW de défense de l’Amérique du Nord au temps de la guerre froide, alors que l’on craignait les missiles russes. Un petit village a été construit au pied de la montagne pour loger le personnel; ces maisons sont maintenant la propriété des villageois de Parent. Cette montagne est le plus haut sommet de la région ce qui constitue un magnifique point de vue sur tous les environs et nous permet d’apprécier l’étendue des forêts et montagnes avoisinantes et de visualiser les dimensions des lacs à nos pieds.

Notre groupe d’amis garde un excellent souvenir de notre séjour à Parent. Nous avons apprécié la nature extraordinaire, les activités et les expériences uniques que nous y avons vécues. On nous a dit que les motoneigistes adorent les sentiers panoramiques du secteur, et que les adeptes de VTT y trouvent également leur compte. C’est un paradis pour les amateurs de pêche au doré, au touladi ou à la truite grise. Et les chasseurs ne seront pas en reste pour ce qui est du gibier. Nous avons constaté que les pourvoiries sont nombreuses et elles offrent certainement de quoi rassasier leurs clients. Nous n’avons pu visiter le secteur de la rivière Bazin qui est reconnu pour ses nombreux rapides, à découvrir en canot ou kayak. Ce sera pour la prochaine fois lors d’un séjour estival dans ce coin de pays à découvrir!

André Paul, Gatineau

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