L’héritage d’Anne Stillman-McCormick

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Par Patrick Vaillancourt
L’héritage d’Anne Stillman-McCormick
La Coupe McCormick est à la Classique de canots ce que la Coupe Stanley est au hockey: un emblème de suprématie.

Sans aucun doute, une des figures de proue de l’histoire de la Classique internationale de canots de la Mauricie est Anne Stillman McCormick, qui sera d’ailleurs intronisée au Temple de la renommée de la Classique lors du passage des canotiers au Domaine McCormick à Trois-Rives lors de la première étape reliant La Tuque à St-Roch-de-Mékinac.

En 1936, la Reine de la Mauricie soutient financièrement deux équipes, et elle offre aux dirigeants de la course une coupe en argent fabriquée chez le joaillier Birks de New York. Depuis le 23 août 1936, les gagnants de la Classique reçoivent cette coupe qui est devenue l’emblème de l’événement. Ce sont Jean Lemay et Armand Sauvageau les premiers canotiers à toucher à ce joyau.

Interrompue de 1941 à 1945 lors de la Deuxième Guerre mondiale, la Classique reprend vie en 1946, grâce à Anne Stillman McCormick. En plus de commanditer des équipes, elle fait augmenter la participation des canotiers en offrant une bourse de 1000$ au duo gagnant, et ce, pendant une dizaine d’années.

Dans les années 50, Ovila Dénommé et Henri Goyette sont les protégés de Mme McCormick.

Lors d’une entrevue en 2008 avec la femme d’Ovila Dénommé, Colette, cette dernière décrivait Mme McCormick ainsi: «On ne devait pas parler en mal de Mme McCormick. Elle était sévère. Elle était quelque chose, elle avait toujours quelque chose à demander à Ovila. Elle était très exigeante, mais elle avait aussi le cœur à la bonne place. On ne payait rien. À l’époque, on devait payer pour l’hôpital et elle m’avait payé une chambre privée à un de mes accouchements. Elle payait aussi pour nos enfants à l’école.»

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