Le moral : une arme redoutable dans les traitements contre le cancer

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Par Michel Scarpino
Le moral : une arme redoutable dans les traitements contre le cancer
Josée Point et Maurice Buzzell

CANCER. À voir leurs sourires radieux, on imagine difficilement que Maurice Buzzell et sa conjointe Josée Point ont dû composer avec tous les aléas qu’impose un diagnostic de cancer.

 

Leur sens de l’humour et leur bonne humeur sont deux éléments qui se sont avéré pratiquement aussi efficaces ce que la médecine pour les ramener sur la voie de la santé.

En novembre 2006, Maurice Buzzell consulte son médecin parce qu’il se sent un chatouillement dans une tache de naissance sur son dos. « C’est une tache que j’avais depuis ma naissance, mais le médecin m’avait toujours demandé de la vérifier régulièrement. C’est ce que j’ai fait», raconte-t-il. Quand il a eu cette sensation inhabituelle, il est tout de suite allé consulter.

La rencontre avec le médecin confirme les craintes de cancer. Par la suite, tout est allé très vite. Sitôt arrivé à la maison, le téléphone sonnait pour un rendez-vous chez un spécialiste à Québec, le Dr Joël Claveau, pour faire enlever le mélanome. L’opération s’est bien déroulée, on lui a aussi enlevé des ganglions sous les bras, mais on n’a eu recours à aucun traitement de radiothérapie ou de chimiothérapie. Simplement une période de convalescence.

« J’ai fêté mon 50e anniversaire de naissance au lit», se souvient M. Buzzell, soulagé que son mélanome ait été pris à temps.

… au tour de Josée

On croyait bien que cet épisode n’allait être qu’une parenthèse et qu’on ne parlerait plus de maladie dans la famille, mais, deux ans plus tard, à l’âge de 46 ans, Josée Point apprend que la maladie la touchera, elle également.

Diagnostic du médecin : cancer du col de l’utérus. Elle savait qu’elle devrait se battre, mais Josée connaissait aussi ses forces. Sa principale : un moral d’acier, et elle comptait bien s’en servir pour venir à bout de la maladie. Les bonnes blagues échangées avec le personnel médical auront certainement fait en sorte que les traitements se passent de la façon la moins pénible possible.

Elle est passée par la batterie de traitements : la radiothérapie, la chimiothérapie, même la curiethérapie, qui n’a rien d’une sinécure. La curiethérapie dure une semaine et le patient est alité et ne peut pratiquement pas bouger. On place des substances radioactives tout près de la tumeur afin de l’éliminer. Sauf qu’une journée avant que le traitement de Josée ne se termine, une tempête de neige a forcé l’établissement de santé à y mettre fin abruptement. Et puisque c’était la période des Fêtes, il fallait reporter le traitement quelques semaines plus tard et Josée a dû tout recommencer…

« Même malade, elle ne le laissait pas paraître. Josée ne s’est jamais plainte de son état», rapporte son conjoint Mauricie. C’est probablement ce qui a été la planche du salut du couple, l’humour et la confiance dans la vie.

«Il faut que tu fasses confiance aux médecins. Ce sont eux qui savent quoi faire dans de tels cas. Nous avons bénéficié d’énormément de suivi et les professionnels de la santé s’assuraient que les traitements que je recevais occasionnent le moins d’effets secondaires possible sur moi», relate Josée Point.

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