Le deuil d’une école

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Par Michel Scarpino
Le deuil d’une école

Si le conseil des commissaires de la Commission scolaire de l’Énergie (CSÉ) entérine cette éventualité, le système scolaire latuquois devra compter sur une école de moins dès l’année scolaire 2010-2011.

Ceux qui manient les chiffres aisément diront que la chose était tout à fait prévisible, étant donné la baisse démographique qui secoue le Haut-St-Maurice depuis longtemps. De toute évidence, la CSÉ veut atteindre le nombre minimal de 300 élèves par école sur son territoire.

De toute évidence, si on regarde dans une boule de cristal, il y a de fortes chances que ce soit l’école Marie-Médiatrice qui soit sacrifiée dans le processus actuel. Ce, en dépit du fait que cette école soit la plus récente des trois établissements primaires de La Tuque, que son gymnase ait été refait ces dernières années et que l’école soit sur un seul plancher.

La seule école qui semble ne rien craindre est l’école Centrale : aucun représentant des parents n’était d’ailleurs dans la salle mardi dernier.

Les partisans de l’enseignement plus personnalisé en raison de classes moins populeuses auront essuyé un échec, eux qui espéraient pouvoir conserver les trois écoles primaires à La Tuque.

Il n’y a rien de rassurant, ni d’agréable de perdre une école. D’ailleurs, rappelez-vous, La Tuque a vécu successivement la perte des écoles Desbiens, St-Michel, St-François, alors que l’école Eugène-Corbeil était appelée à se métamorphoser en un Complexe culturel et que l’école St-Eugène, elle, devenait le CPE la Clé des Champs. C’est dire combien La Tuque a été populeuse, jadis, et que la relève était assurée.

De son côté, il n’y a pas si longtemps, l’école Centrale accueillait les niveaux secondaires 1 et 2; Champagnat se concentrait exclusivement sur les secondaires 3 à 5, en accueillant également la formation professionnelle pour garçons et filles.

Comme dans toute compression, tout est une question de sous. Les administrateurs publics le diront : les contribuables les ont élus pour administrer au meilleur coût possible, en assurant une bonne qualité de services.

L’essentiel dans tout cela, sera d’assurer un bon accompagnement aux enfants, car, un peu comme ils le font lors de leur passage au secondaire, ils auront à faire le deuil d’une école. La différence, dans ce cas-ci, c’est qu’il se trouve des enfants qui vont vivre cette séparation avec leur école un peu plus jeunes. Il faudra faire les choses en conséquence et ne pas l’oublier.

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