Le CAALT étend ses services à Trois-Rivières

Par Francine Beaupre
Le CAALT étend ses services à Trois-Rivières
Valérie Jubainville offre les services du CAALT à partir des locaux trifluviens du CPE Premier Pas. Une entente qui permet de maximiser l'impact de la présence du satellite auprès de la population autochtone installée dans la Basse Mauricie.

Le Centre d’Amitié Autochtone de La Tuque (CAALT) fait figure de précurseur en mettant en place un Point de Services Satellite à Trois-Rivières. «C’est une première au Québec. Certains Centre d’Amitié ailleurs au Canada le font mais ici, nous sommes les premiers», déclare la directrice générale du CAALT Christine Jean.

«Nous avons procédé à l’embauche de Valérie Jubainville, notre nouvelle coordonnatrice pour notre Point de Services Satellite à Trois-Rivières», annonçait Mme Jean. «Les partenaires à Trois-Rivières sont très ouverts à offrir des services à la population autochtone. Des rencontres se sont faites et d’autres sont à prévoir», ajoutait-elle.

De plus en plus d’autochtones en provenance d’ici, s’installent à Trois-Rivières. Depuis un certain temps, on avait identifié des besoins pour la population autochtone qui s’installe à Trois-Rivières que ce soit en permanence, pour un retour aux études ou tout simplement pour un bref séjour. «Une personne d’Opticiwan par exemple qui arrive avec ses enfants pour s’installer dans la ville risque de se trouver un peu perdue. On pourra l’accompagner pour l’inscription des enfants à l’école, la mettre en contact avec nos partenaires qui peuvent lui offrir des services», explique Mme Jean.

Cette urbanisation des autochtones liée aux possibilités d’éducation et d’emploi, est en branle depuis les années 1950. En 1996 ils étaient près de 400 000 autochtones à vivre en milieu urbain. En 2011, Statistiques Canada en dénombre près de 790 000, ce qui en fait le segment de population canadienne qui a la plus forte croissance. Sur le territoire de l’Agglomération La Tuque, le recensement donne 3510 individus dont 655 sont installés en milieu urbain. «Nous savons que c’est plus que cela. D’ailleurs, l’Alliance de recherche ODENA et le Regroupement des centres d’amitié autochtones du Québec sont à établir une nouvelle cartographie sociale et économique qui permettra de mieux connaitre la mobilité de la population autochtone», signalait Mme Jean. Ces nouvelles données faciliteront d’autant la prestation de services.

«Le fait que le CPE Premier Pas ait obtenu 60 places en garderie pour Trois-Rivières prouve hors de tout doute qu’il y a des besoins», estime la directrice générale du CAALT. «Nous avons discuté avec eux et nous nous sommes installés dans leurs locaux pour la saison estivale puisque le programme PAPA est suspendu à cette période. Nous espérons faire une entente avec eux pour de la location de locaux dans la nouvelle installation qui abritera la garderie», précisait-elle.

Le Point de Services Satellite du CAALT tiendra son makushan de la rentrée le 20 août au Parc Laviolette alors que celui de La Tuque se tiendra le 23 août au Parc du lac St-Louis.

Décidément, c’est une grosse année pour le CAALT. Le travail assidu porte maintenant ses fruits.

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