Le barrage La Tuque-Wemotaci devient une réalité

Par Sylvie Branch
Le barrage La Tuque-Wemotaci devient une réalité
Jean-Paul Diamond

Le parc des Chutes de Sainte-Ursule et la rivière Manouane à La Tuque auront chacun leur petite centrale d’hydroélectricités. La mise en service est prévue pour 2013 dans le compté de Maskinongé et en 2014 en Haute-Mauricie.

Les projets ont été retenus dans le cadre du programme d’achat d’électricité provenant de centrales hydroélectriques de 50 mégawatts et moins par Hydro-Québec. En tout, 13 mini centrales verront le jour grâce au programme.

 

Les deux projets de la Mauricie permettront la création d’emplois, particulièrement au moment de la construction des centrales. «Le gouvernement du Québec crée des retombées économiques régionales, ce qui est le premier critère de sélection des projets soumis», déclare Julie Boulet, ministre des Transports et ministre responsable de la région de la Mauricie.

 

Le prix d’achat de l’énergie est fixé au maximum de 7,5 cents par kilowatts-heures et indexé annuellement de 2,5%, ce qui permettra aux projets de petites centrales d’être plus rentables.

La Tuque et Wemotaci partenaires

La communauté de Wemotaci et la ville de La Tuque se son alliés dans le projet de la centrale hydroélectrique sur la rivière Manouane. «Vu la situation des feux de forêts des dernières semaines, il est important de fournir des emplois à ces citoyens et de diversifier leur économie. C’est rare des projets alliant une ville à une communauté autochtone», souligne la ministre Boulet. La communauté de Wemotaci compte à 65% une population de moins de 35 ans. «Notre population est jeune. C’est important de trouver de nouveaux projets en terme de financement pour aider les jeunes, parce qu’on ne peut pas toujours attendre le financement du fédéral. Il faut trouver des moyens pour s’aider nous-mêmes», explique Simon Coocoo, chef du conseil de bande. La mini centrale aura une puissance installée de 22 mégawatts et représente des investissements d’environ 85 millions. Les retombées économiques locales et régionales sont estimées à 30 millions. «Les deux communautés ont présenté le projet ensemble. Ça va nous permettre de travailler ensemble. On parle de se réunir sous peu pour former un comité qui prendra en charge le développement de cette centrale. Les retombées se feront sentir autant du côté autochtone que de La Tuque», souligne Normand Beaudoin, maire de La Tuque.

Survie parc des Chutes

«La survie du parc était en péril. Le projet de mini centrale va lui donner un nouveau souffle», indique Réjean Carle, maire de Sainte-Ursule. Il indique qu’en ce moment la Ville finance le parc et qu’il sera financé par les retombés de la mini centrale dans le futur. «Le nouveau projet apportera des revenus supplémentaires. Ça va permettre de conserver les emplois actuels», soutient Jean-Paul Diamond, député de Maskinongé. Le parc des Chutes de Sainte-Ursule compte près de cinq postes permanents en plus des emplois d’été. Le projet sur la rivière Maskinongé représente un investissement d’environ 5 millions. Sa puissance installée sera de 1,8 mégawatt. Dès sa première année de fonctionnement, la centrale apportera des revenus bruts annuels de près de 900 000$.

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