«L’Autre forêt» pénètre le marché des champignons sauvages

Par Francine Beaupre

La cueillette de champignons sauvages dans un but commercial est relativement récente dans la région. «L’autre forêt», après avoir offert une formation de cueilleur commercial, commence à distribuer ces produits sur les marchés de Gatineau, Ottawa, les Laurentides et Montréal.

«Pour le moment, ce sont de petits volumes, mais l’an prochain, ça va rouler beaucoup plus», nous confiait Fernand Miron, coordonnateur de la coopérative «L’autre forêt». Il fallait dans un premier temps que les cueilleurs trouvent et identifient des talles. « Il y a des personnes qui ont trouvé une vingtaine de talles de Chanterelles. L’an prochain, ils commenceront leur année de cueillette avec 20 talles, ce qui permettra de produire des volumes beaucoup plus importants», expliquait-il.

La diversité des espèces de champignons sur notre territoire est plus grande qu’en Abitibi, d’où provient M. Miron. Les cueilleurs ont identifié des talles de Polypores des brebis, d’Armillaires ventrus, de champignons Crabes, de Chanterelles à pied jaune, de Chanterelles et on commence à trouver le Matsutake. L’an prochain, la commercialisation sera d’autant facilité. «On sème pour le futur», mentionnait M. Miron.

Grâce à un projet Volet II pour travaux sylvicoles, la coopérative a également entrepris la culture de champignons sur de la branche et des séries d’arbres broyés. «C’est un gros projet. On a 1200 tests en pots en cours. Cette semaine nous commençons nos tests en bacs avec des volumes plus gros et la semaine prochaine, on amorce les tests en plates-bandes sur le terrain», précisait le coordonnateur. «On pense que ça va donner des quantités importantes de champignons pour le futur», jubilait-il

Ces champignons cultivés sont des décomposeurs du bois alors que ceux cueillis à l’état sauvage sont associés aux racines des arbres. Une symbiose existe entre les arbres et les champignons. «Tous les arbres sont associés à des champignons, autrement la forêt ne survivrait pas», concluait M. Miron.

C’est donc un avenir prometteur qui se pointe à l’horizon pour la coopérative L’Autre forêt et pour les cueilleurs qui y sont associés. Notons que la Boutique Gourmande d’Amalthée est étroitement liée à ce projet.

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