La FQM veut développer le transport dans les petites régions

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Par Michel Scarpino
La FQM veut développer le transport dans les petites régions

TRANSPORTS. La Fédération québécoise des municipalités (FQM) a déploré la décision de la Commission des transports du Québec, qui donne le feu vert au transporteur Orléans express qui souhaitent réduire ses opérations dans certaines régions, dont le tronçon reliant Trois-Rivières et la Haute-Mauricie, à partir de janvier prochain.

Cette décision interroge la FQM à un point tel, qu’elle souhaite rencontrer le ministre des Transports du Québec, Robert Poëti, pour évaluer la façon de développer de nouveaux modes de transport interrégional alternatif.

La mobilité des personnes sur le territoire est un incontournable à l’occupation dynamique du territoire. Or, les réductions de services auront pour effet de le limiter grandement dans des régions comme la Mauricie, le Centre-du-Québec, Chaudière-Appalache, le Bas-St-Laurent et la Gaspésie. Pour nous, il est impensable qu’une décision d’une telle importance soit prise sans que des solutions de rechange soient mises de l’avant», pense le président de la FQM, Richard Lehoux.

L’organisme qu’il préside a lancé en septembre dernier une grande campagne pour une gouvernance de proximité, en vertu de laquelle il a proposé «une nouvelle répartition plus modernes des pouvoirs d’agir pour accélérer le développement et enrichir l’avenir de plus de 1000 municipalités et de 3,8 millions de québécois qui vivent en région».

L’organisme a identifié le transport collectif parmi les pouvoirs de proximité ciblés, au même titre que les domaines de l’aménagement du territoire, du développement économique, de la culture et du patrimoine, du développement touristique, de même que la gestion des affaires publiques et des ressources naturelles.

En collaboration avec d’autres partenaires présents dans le milieu, des municipalités et les MRC font déjà preuve de créativité pour offrir des services de transports collectifs en milieu rural. En se voyant confier les pouvoirs et des moyens correspondants, ne seraient-elles pas en mesure de prendre le relais pour offrir des services de transport interrégional ? Une chose est certaine, toutes les avenues doivent être évaluées pour répondre aux besoins de mobilité des citoyens des régions», fait également valoir M. Lehoux.

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