Équipe #65: Greffard prend Langlais sous son aile

Par Francine Beaupre
Équipe #65: Greffard prend Langlais sous son aile
William Langlais qui en sera à sa première classique s’estime entre bonnes-mains avec l’ex-coéquipier de son beau-père Jules Baillargeon. «Avec Sylvain

Quand Sylvain Greffard a demandé à William Langlais de faire équipe avec lui pour la Classique 2013, le jeune homme de 16 ans voyait un rêve se concrétiser, lui qui avait été initié au canot par son beau-père Jules Baillargeon. En plus, l’équipe aura le #65, celui de Sylvain et Jules l’an dernier.

«Jules m’a dit que William avait versé une larme quand il a su que le voulais comme coéquipier», mentionne en souriant Sylvain Greffard. «Pas une larme, j’ai vraiment braillé. Tellement que ma mère pensait qu’il y avait quelqu’un de mort», se souvient William en riant. «J’étais tellement content. C’était mon rêve depuis au moins deux ans. Je n’en revenais pas de sa confiance. J’étais tellement fier».

L’an dernier, Sylvain Greffard avait déclaré après la Classique qu’il avait l’intention de se consacrer à la relève. «C’est important de se préparer une relève. On ne serra pas là toujours. William a le même âge que moi lorsque j’ai fait ma première Classique en 1982», précise Sylvain qui lui, avait été initié par André Gagné. «André a initié mon frère Yves. Moi, je les suivais partout, jusqu’à ce que ce soit mon tour», ajoute-t-il. C’est à son tour de prendre quelqu’un sous son aile et il est heureux que ce soit le fils beau-fils de son ex-coéquipier. «William met beaucoup de sérieux à s’entrainer».

William Langlais a commencé à canoter en C1 vers l’âge de 10 ans. À l’âge de 14 ans, il a commencé en C2. Son beau-père Jules Baillargeon l’a initié au canot de compétition. Il lui a transmis sa passion. «Jules, c’est mon idole», déclare fièrement William qui admet qu’il pensera à lui sur la rivière tout au long de ces trois jours de compétition.

Il s’estime chanceux d’avoir un mentor et d’apprendre de Sylvain toutes les choses que ce dernier a mis 25 ans à apprendre. «Quand on est jeune, on ne voit pas la course de la même façon. On peut partir trop vite et se brûler, surtout quand c’est notre première participation. Je vais pouvoir aider William à gérer sa course, gérer le stress du départ et le reste», estime Sylvain qui en sera cette année à sa 14e participation.

Les deux canotiers ont bon espoir de terminer dans les 25 premiers. «Avec les résultats qu’on a eus aux compétitions de cet été, on devrait pouvoir finir dans les 25 premiers. William est positif, il a la piqûre. Je peux gérer le stress et les émotions. On a bien confiance», mentionne Sylvain en jetant un regard fier sur son protégé. «William aura 110 heures de préparation en canot et moi 150 heures. On est prêts», mentionne-t-il, ajoutant que leurs commanditaires les ont bien soutenus et leur permettront de faire la course sans casse-tête.

Sur la route plutôt que sur la rivière

Avec l’ouverture de la voie navigable, nombreux sont les canotiers qui craignent une présence trop imposante d’embarcations sur la rivière. «On préfère que les gens nous encouragent à partir du bord plutôt que sur la rivière. Il faut comprendre qu’on est capable de prendre des vagues causées par le vent ou par les rapides, mais des vagues de bateaux, ce n’est pas pareil, ça crée ce qu’on appelle des tuques et on est obligé d’arrêter de ramer sinon on chavire», souligne le canotier d’expérience.

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