Divel s’attaque au marché américain

Par superadmin
Divel s’attaque au marché américain
Jean-Sébastien Descôteaux

LOUISEVILLE. Depuis son retour de l’exposition Fabtech à Chicago où elle a mené une offensive pour promouvoir ses équipements de levage et de positionnement, l’entreprise Divel, basée à Louiseville, voit son avenir se dessiner très positivement.

Ce voyage qui permettra sans doute d’attirer de nouveaux clients fut un succès, voire même au-delà des attentes des propriétaires de l’entreprise qui désire percer et vendre ses équipements destinés aux industries des États-Unis, sans toutefois mettre de côté le Québec. Divel souhaite aussi développer son réseau et obtenir de nouveaux partenaires à l’étranger. L’entreprise emploie présentement une quinzaine d’employés. L’équipe pourrait s’agrandir d’ici les prochains mois.

«Nous sommes allés promouvoir des produits que l’on fabrique depuis quelques années. Ce sont des produits intéressants pour les lignes de montage des usines. On ne s’attendait pas à avoir autant de succès lors de notre première participation. Nous avons établi plusieurs contacts là-bas et avons obtenu plus de 300 clients potentiels. C’était impressionnant! Nous avions des gens qui faisaient la ligne pour nous rencontrer», confie Stéphane Elliott, copropriétaire de Divel.

Ce dernier ne cache pas que l’économie du Québec n’aide aucunement les entreprises comme la sienne.

«Depuis 2008, la reprise économique n’est pas là. On se rend compte que la croissance et la demande est beaucoup plus aux États-Unis. Depuis notre retour de l’exposition et sans avoir relancé personne, j’ai près d’une dizaine de soumissions à faire. Si on arrive à finaliser des contrats avec une partie de ces clients potentiels, notre entreprise se portera très bien.»

Nouvelle orientation

Lors de sa création en 2002, Divel visait principalement l’automatisation des usines de meubles. M. Elliott a rapidement compris que plusieurs d’entre elles n’étaient pas prêtes à ce changement.

Au fil du temps, l’entreprise a développé d’autres produits et s’est tournée vers un nouveau créneau.

«On ne se concentre plus uniquement sur le sur mesure parce que c’est beaucoup de l’inconnu, des recherches, de l’analyse, des délais importants et d’importants coûts. Présentement, on mise sur la répétition. On conçoit et fabrique des produits industriels, mais ces produits pourront aussi être adaptés aux besoins d’autres clients toujours en lien avec l’acier, l’assemblage, la soudure et les industries. On s’est trouvé une niche dans la manipulation, la manutention et le stockage automatisé», indique Stéphane Elliott avec beaucoup de confiance.

Projet d’expansion

Le résultat des efforts de démarchage déployés aux États-Unis dicteront la nature d’un projet d’agrandissement qui pourrait voir le jour cette année. Un projet qui devrait frôler le million de dollars.

«Notre projet d’expansion était sur la glace depuis 2008. On ne l’avait pas réalisé en raison de la crise économique et ce fut un bon choix. C’est un projet qui permettra d’aménager un atelier et quelques bureaux, mais on veut attendre de voir la réponse et de savoir où le marché des États-Unis va nous mener avant de débuter la construction.»

Divel s’est porté acquéreur d’un terrain adjacent à son siège social dans le parc industriel régional de la MRC de Maskinongé à Louiseville.

La preuve que les affaires vont bien: le carnet de commandes de l’entreprise est déjà bien rempli jusqu’à la fin de l’été 2016.

Présentement, elle profite du taux de change avantageux.

Le saviez-vous?

Divel a conçu et fabriqué 95% de la ligne d’assemblage des voitures du Métro de Montréal chez Alstom à Sorel. L’entreprise a également fabriqué un appareil pour tester le système des roues de ces voitures.

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