Deux latuquoises veulent relever le défi

Photo de Michel Scarpino
Par Michel Scarpino
Deux latuquoises veulent relever le défi
Cynthia Martin et Cynthia Ferron

Rares sont les personnes qu’ils n’ont jamais entendu parler du Rallye Aïcha des Gazelles. Deux filles de La Tuque, Cynthia Martin et Cynthia Ferron, souhaitent être de la prochaine édition. Elle sera présentée du 19 mars au 2 avril 2011.

C’est Cynthia Ferron qui a eu la première l’idée de participer à ce rallye. Celle-ci, qui réside à Trois-Rivières,  se cherche une partenaire. Cynthia Martin, a sauté sur l’occasion, puisqu’elle cherchait un défi intéressant à réaliser.

Le défi : parcourir 2500 kilomètre dans des conditions désertiques et parfois extrêmes du Maroc. Rien à voir avec le confort qu’offrent nos bonnes routes québécoises. « Ce n’est pas une course », insiste Cynthia Martin, une ancienne animatrice de CFLM, qui œuvre maintenant pour une station de radio de Rivière-du-Loup.

« On roule à 50 kilomètres heure mais il nous faut passer par toutes sortes de places. Il n’y a pas de route asphaltée et la navigation se fait à l’ancienne, donc on n’a pas droit au GPS ». Par contre, les participantes doivent avoir avec elles une pelle, à cause des dunes…

Depuis 1990, plus de 2000 femmes de 18 à 67 ans de 36 nationalités ont réalisé l’exploit du Rallye Aïcha des Gazelles.

« Il faut être en bonne condition physique, souligne Cynthia Martin, puisque l’événement et exigeant ». Il faut parfois se lever à 4h00 du matin et partir à 6h00 munies d’une carte topographique sur laquelle on ne voit pas trop se fier parce qu’elle date de quelques années. C’est ça le défi. Il faut se rendre du point A au point B en faisant le moins de kilométrage possible. Il y a aussi le cardio qu’il faut travailler à cause du pelletage… Cela, les filles en sont pleinement conscientes.

Pour ceux qui aiment les détails croustillants, on leur a aussi recommandé, si elles participent, d’avoir avec elle une pompe à venin, au cas où elles feraient connaissance avec quelques scorpions, tarentules, ou serpents mal intentionnés…

Pourtant si l’événement fait appel à des conditions parfois difficiles, il fait tout en son pouvoir pour se soucier de l’environnement. Il a été récemment certifié ISO 14001, et les organisateurs du rallye souhaite ainsi diminuer le plus possible les gaz à effet de serre qui sont émis par les véhicules qui prennent part à la compétition. Même qu’elles offrent à des organismes de bienfaisance environnementale des compensations pour le CO2 émis via les automobiles qui prennent part. Cinq médecins supervisent les participants, deux infirmières, en plus de 200 organisateurs et une équipe de mécaniciens. On compte aussi sur un système Iritrack pour localiser par satellite les participantes dans le pétrin et leur envoyer du secours.

Cynthia Martin et Cynthia Ferron espèrent de tout coeur participer à l’événement. Outre leur bonne volonté il leur faudra recueillir, comme les autres équipes, la modique somme de 35 000 $. « On se cherche un commanditaire, notre nom d’équipe est à vendre », fait observer Cynthia Martin. Évidemment rien n’est négligé pour amorcer ce montant d’argent. En bonnes stratèges, elles élaborent un plan de visibilité avec quelques événements spéciaux dont des soupers bénéfice. Il n’est pas impossible que leurs amis de La Tuque soit invités à participer à une éventuelle campagne de financement.

Si vous voulez plus de détails, elles ont créé une page Facebook « L’équipe Ferron-Martin/Rallye Aïcha des Gazelles 2011 ».

 

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