Des coûts pharaoniques pour une transformation de Marie-Médiatrice

Par Francine Beaupre
Des coûts pharaoniques pour une transformation de Marie-Médiatrice
Si l'église Marie-Médiatrice était démolie

RÉFECTIONS. À la lumière des résultats de l’étude d’opportunités commandée par Ville La Tuque à la firme Zins Beauchesne pour les églises latuquoises, il ressort que donner une autre fonction à l’église Marie-Médiatrice représenterait des coûts excessivement élevés en rapport à ce que cela rapporterait financièrement.

Il faut savoir que simplement pour conserver l’église en bon état, il en coûterait 915 000 $ pour les cinq prochaines années. La firme affirme que le presbytère doit être démoli puisqu’il est comme un boulet pour la fabrique. Dans tous les scénarios analysés, la démolition du presbytère est recommandée. Sa désuétude, le changement de la fenestration entre autres sont à l’origine de la recommandation.

Un scénario qui revenait souvent lors des rencontres avec les citoyens était celui d’y déménager la bibliothèque. On pourrait ainsi conserver un lieu de culte intime dans le chœur. Les rayonnages de livres pour adultes seraient situés au rez-de-chaussée. Le jubé pourrait servir d’espace de lecture supplémentaire à celui du rez-de-chaussée si les ingénieurs peuvent y prévoir une possibilité d’évacuation. Au sous-sol, on trouverait les rayonnages de livres pour enfants, des bureaux et autres services de la bibliothèque.

«Il faut savoir que la tendance de fond au niveau des bibliothèques est d’offrir aux clientèles une expérience agréable et confortable dans des espaces bien éclairés et fenestrés, ce qui exclut les sous-sols. Vous seriez vraiment à contre-courant si vous alliez en ce sens», mentionnait Julie Jacques.

Les investissements pour la reconversion de l’église et la démolition du presbytère s’élèveraient à 5,2 M$. Un autre scénario qui inclurait dans la bibliothèque un centre multimédia a été estimé aussi à 5,2 M$. La création d’un musée thématique coûterait 3,3 M$. «À noter que le contexte actuel est peu propice au financement dans le secteur muséal tant au niveau de l’investissement que de l’exploitation», précisait Mme Jacques.

La démolition complète des bâtiments demanderait des investissements de 573 000 $. En créant un développement domiciliaire dans ce quartier résidentiel, on répondrait à une des lacunes identifiées à La Tuque, le manque de terrain avec services publics pour construire des résidences unifamiliales.

Développement domiciliaire.

Si la décision de la fabrique est la démolition, les marguillers seraient bien en peine de trouver les 573 000 $. La ville pourrait alors acheter, démolir et préparer les terrains. La ville et un promoteur immobilier pourraient s’unir pour la vente des terrains. Si la ville ajoute une rue à l’arrière du terrain, entre Réal et Joffre, on pourrait avoir 18 terrains pour unifamiliales isolées ou 24 terrains pour des jumelées ou encore 20 unités d’habitation mixte en copropriétés. On évalue le coût des terrains à environ 25 000 $ chacun pour un montant total de 405 000 $. Quant à la taxation, on l’évalue à 2 100 $ par propriété unifamiliale.

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