Des commerçants exaspérés par la lourdeur des règlements

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Par Michel Scarpino

MUNICIPAL. Des commerçants ont exprimé leur mécontentement, hier face à la lourdeur découlant de l’application de certains règlements municipaux, à la période de question de l’assemblée du conseil municipal de La Tuque.

Une dizaine de gens d’affaires étaient présents dans la salle, dont Christian Dallaire, propriétaire de Pro Shop Carrosserie qui s’explique mal comment le projet d’expansion de son commerce, projeté dans l’ancien local de Lebel Sports, près des Galeries La Tuque, ne pourra voir le jour pour des questions de zonage. Il semble que seule de la petite mécanique soit permise à cet endroit.

Le greffier municipal, Jean-Sébastien Poirier a expliqué que les municipalités sont liées aux schémas d’aménagement, qui les contraignent à suivre les règlements qu’elles ne peuvent pas changer. «Le projet que vous soumettez ce soir n’est même pas conforme au niveau du schéma d’aménagement qui n’ouvre pas une porte pour engager une procédure particulière (un PPCMOI)», a-t-il précisé. Le maire Normand Beaudoin, lui avait offert d’occuper un espace en bas de la côte du Parc Industriel, mais l’emplacement serait difficile d’accès, en hiver avec la neige.

Un entrepreneur qui a déjà bénéficié d’un PPCMOI, Denys Duchesne, s’est montré solidaire aux entrepreneurs dont les projets tardent à être réalisés. «Est-ce qu’on a assez de plans d’affaires sur la table pour se permettre de choisir nos commerçants ?», a-t-il lancé. Selon lui, se lancer en affaires à La Tuque ces années-ci n’a rien de facile. «Le moteur économique d’une ville, ce sont les PME».

«Il y a des gars qui attendent pour travailler avec moi à bon salaire. Je vais être obligé de leur dire de se trouver du travail ailleurs», se désole M. Dallaire. Toutefois, il ne ferme pas la porte à de nouvelles tentatives avec Ville de La Tuque. Le maire, Normand Beaudoin, a d’ailleurs invité les gens d’affaires qui ont aussi pris la parole à consulter les employés municipaux des services techniques.

«Oui, il y a des lois, des étapes qui sont inévitables. Par contre à La Tuque, est-ce qu’on peut faire quelque chose ?», demande Manon Côté, directrice générale de la Chambre de commerce et d’industrie du Haut-St-Maurice. Celle-ci propose qu’un agent de développement économique puisse accompagner les gens d’affaires dans leurs démarches auprès de l’appareil municipal «pour se mettre en mode solution».

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