Des chiens de sang pour retracer des bêtes abattues

Photo de Michel Scarpino
Par Michel Scarpino

CHASSE. Quand un chasseur fait feu sur un animal et qu’il en perd la trace, les chiens, avec leur flair et leur odorat, deviennent d’un précieux secours.

C’est là qu’entre en piste l’Association des conducteurs de chiens de sang du Québec qui intervient jusqu’en Haute-Mauricie. L’organisme avait un kiosque au récent congrès régional de la Fédération des chasseurs et pêcheurs, tenu à La Tuque.

Son mandat est de venir en aide aux chasseurs qui ont perdu la trace d’une bête qu’ils ont abattue.

« Les chiens les retrouvent grâce à l’odorat du sang. S’il n’y a plus de sang, les animaux ont des glandes à l’intérieur de leurs pattes qui sécrètent des hormones liées au stress ou à la peur. Ils vont suivre cette trace quand même», explique Céline Carpentier, association des conducteurs de chiens de sang du Québec, un organisme fondé en 2008.

La plupart des chiens de sang sont des teckels à poils durs, des chiens qu’on estime polyvalents et tenaces, mais les Labrador font aussi très bien le travail. «À peu près tous les chiens de chasse qui ont les aptitudes peuvent le faire», évalue Mme Carpentier, qui fait équipe avec Marilyn, sa chienne Parson Russell terrier.

L’Association compte 95 conducteurs de chiens de sang et 500 membres.

Si la Haute-Mauricie est un territoire de chasse privilégié, son organisme aimerait bien y établir une ramification puisque les besoins sont très grands.

« On ne fournit pas à la demande. À l’automne, on est débordé, il y en a beaucoup qui perdent des animaux abattus», indique également Mme Carpentier, qui se rend à l’occasion à La Tuque et à Windigo pour retracer des bêtes. Cette pratique évite le double abattage. Au cours de sa première année avec l’Association, elle a effectué 5 interventions en forêt, mais elle avait eu 17 appels. « À Victoriaville, ils en font 50, 60 par saison. Mais la saison de chasse est plus longue là-bas», donne-t-elle à entendre.

À La Tuque, oeuvrent deux conducteurs de chiens de sang, dont Mme Carpentier. Elle souhaite en recruter. Une formation annuelle sera donnée en mai prochain à St-Apollinaire. On peut obtenir plus de détails : http://www.accsq.com/

Pêcheurs à la mouche

Présente au congrès de la Fédération des chasseurs et pêcheurs, la Société Mauricienne des pêcheurs à la mouche (SMPM) souhaite bien qu’une cellule Latuquoise puisse en venir à voir le jour. Il y a un bon nombre de pêcheurs à La Tuque et le trésorier, Alain Hamel, indique que son groupe est disponible pour assister les Latuquois qui souhaiteraient établir un groupe.

La SMPM regroupe une soixantaine de membres qui se réunissent de façon régulière pour discuter et en apprendre notamment sur le montage de la canne à mouche.

«Ça devient un beau hobby. Tu ne fais pas des mouches pour sauver de l’argent. Mais c’est le fun. Les gars montent une mouche, ils l’essaient à la pêche et reviennent en disant qu’ils ont fait une pêche avec ça», M. Hamel.

Il ne cache pas que 50, 60 pêcheurs ensemble dans une assemblée, ça en raconte des histoires de pêche !

On peut en apprendre plus sur l’organisme au www.smpm.org

Texte sur le congrès de la FédéCP ici

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