Comme si Félix était vivant

Par superadmin

Avec sa grosse voix mélodieuse, le neveu de Félix Leclerc, Gaétan, fait revivre son oncle en revisitant ses grands succès. Il était à La Tuque aujourd’hui (dimanche) en compagnie du Grand orchestre de la Mauricie et de sa fille pour souligner à sa façon le centième anniversaire de la ville natale de Félix Leclerc.

On estime à environ 300 le nombre de personnes qui s’étaient déplacées pour venir voir le seul spectacle figurant sur la programmation des journées retrouvailles aujourd’hui.

Parapluie en main, ils ont fortement signifié leur appréciation du concert en demeurant jusqu’à la toute fin. «On en veut encore», criaient-ils. Pris au dépourvu, Gaétan Leclerc qui n’avait pas prévu de rappel a demandé quelle chanson les gens voulaient réentendre et c’est ainsi que «Le petit bonheur» a été joué deux fois, au grand bonheur des amateurs de Félix.

Le neveu du plus célèbre des Latuquois a interprété non seulement ses chansons, mais a aussi fait revivre le personnage en racontant plusieurs anecdotes qui ont façonné sa vie.

«Un jour, une journaliste a demandé à Félix ‘‘Qu’est-ce que vous pensez de ça vous: la civilisation?’’ Félix lui a répondu ‘‘Ce serait une bien bonne affaire.’’»

Une place dans l’histoire

Pour remercier Gaétan et sa famille de l’héritage culturel qu’ils ont laissé à La Tuque, le président de la Société historique, Raoul Maillet lui a remis les deux livres du centenaire.

«M. Gaétan Leclerc ne fait pas que chanter, il joue et chante avec tant de passion qu’on pourrait facilement croire que Félix est bel et bien toujours vivant», dévoilait M. Maillet.

M. Leclerc était ému du geste et a révélé à L’Écho être resté profondément attaché à la ville natale de son père et de son oncle.

«Mon père était un bon raconteur et il nous parlait souvent de La Tuque. Quand je reviens ici, je vois les lieux qui ont marqué ses histoires et celles de Félix. Deux jours avant qu’il décède, j’ai demandé à mon père de me raconter le feu de l’hôtel Windsor. Là il était content, il partait: ‘‘Le feu de l’hôtel Windsor c’est arrivé en 1925. On était en train de bûcher quand Ferdinand Bouchard est arrivé en épouvante pour nous dire que l’hôtel était en feu. Il faut dire que l’hôtel était collé sur la maison familiale de la rue Tessier…’’ des histoires comme ça, il y en a eu plein. Mais ce que je retiens, c’est que les enfants de la famille Leclerc ont eu une enfance heureuse. Mon grand-père était quelqu’un de bien nanti, alors ils n’ont jamais manqué de rien. Quand Félix dit ‘‘Nous sommes tous nés, frères et sœurs dans une maison de bois de trois étages’’ (Pieds nus dans l’aube), c’est de la maison de la rue Tessier qu’il parle. Mon père avait les larmes aux yeux quand il parlait de La Tuque et c’était la même chose pour ses frères et sœur, y compris Félix.»

Avec ses petits souliers, Gaétan Leclerc poursuit la carrière internationale de son oncle. Depuis quelques années, il s’est produit à quelques reprises en France et en Belgique. Toutefois, le dimanche 26 juin 2011 restera gravé dans sa mémoire et dans la mémoire collective comme un rare moment où il aura joué sur la terre natale de son oncle.

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