Claude Morin: un exemple de détermination

Photo de Patrick Vaillancourt
Par Patrick Vaillancourt
Claude Morin: un exemple de détermination
Claude Morin: un sourire qui en dit long… croire en ses rêves. (Photo collaboration spéciale)

Le Latuquois Claude Morin vivait dans l’incertitude au milieu des années 2000 alors qu’il travaillait pour les Industries John Lewis. Il était du groupe qui a perdu leur emploi en 2005 lors de la coupure de personnel. Toutefois, ce moment triste pour Claude Morin lui a permis de réaliser son rêve; il est retourné sur les bancs d’école, lui qui n’avait même pas une 6e année, et il est devenu technicien ambulancier pour la Banque de techniciens ambulanciers du Québec (BTAQ) à La Tuque.

La passion pour les ambulanciers a toujours été présente chez Claude Morin. Avant de devenir ambulancier, il a été bénévole pendant 20 ans pour les Ambulanciers St-Jean et comme premier répondant. «C’est le slaque de 2005 qui m’a permis de réaliser mon rêve. J’ai recommencé l’école avec les cours aux adultes en français de 6e année. Puis, j’ai dû faire mon secondaire en français, mathématiques, sciences physiques, histoire et un cours d’informatique. J’ai été pendant un an et demi aux cours aux adultes, puis j’ai commencé ma technique ambulancière. Habituellement, c’est 11 mois de cours, mais j’ai passé le cours en un an et demi. Je n’avais jamais étudié de ma vie et je suis tombé à cinq heures d’études par jour. Ç’a été loin d’être facile parce que je dois bûcher pour que les informations entrent. J’avais de la difficulté avec la théorie, mais je me reprenais dans les cours pratiques. Le directeur de la BTAQ, Yvan Frénette, m’a beaucoup encouragé. Il connaissait ma passion et il m’avait assuré un emploi si je passais mon cours. Ç’a été une grande source de motivation. Ma famille m’a beaucoup appuyé également. Je disais à mes professeurs qu’il n’y avait pas de montagnes assez hautes pour m’empêcher de me rendre au bout.»

M. Morin a subi plusieurs embûches. Il a dû notamment recommencer tous ces stages. Non pas qu’il ne les avait pas réalisés avec brio, mais parce que ses travaux de stages étaient moins efficaces. «Parfois, j’étais défait, mais avec tout le monde qui croyait en moi, je ne pouvais pas lâcher. J’étais supposé terminé en décembre 2008, et j’ai fini mon cours en septembre 2009. Si je peux seulement donner l’exemple à un jeune par cette entrevue et l’empêcher de décrocher, je serais très heureux! Même si tu n’es pas un premier de classe, tu peux toujours arriver à tes fins avec des efforts.»

Une nouvelle vie

Claude Morin est maintenant ambulancier à la BTAQ depuis le 1er octobre dernier. «Je trippe! Je ne le réalise pas encore que je suis ambulancier. Souvent lors de transferts avec des collègues, je me rends compte que c’est moi qui ai prodigué des soins aux patients. En plus à La Tuque, on peut prendre le temps avec nos patients, ce n’est pas comme à Montréal. C’est un privilège de faire ce que je fais. Juste de voir les gens qui sont contents de nous voir arriver, juste ça, c’est une paye. Ce n’est même pas un travail pour moi!»

Partager cet article
S'inscrire
Me notifier des
guest
0 Commentaires
Inline Feedbacks
Voir tous les commentaires